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BTS : les filières qui cartonnent

Métiers du paysage : les opportunités fleurissent

Les jardiniers paysagistes ont récemment rejoint le club des professions offrant les meilleures opportunités d'emploi. Les entreprises du secteur connaissent en effet un taux de croissance annuel moyen de 5 % ! Les jeunes diplômés titulaires d’un BTS Paysage ou Aménagements paysagers peuvent donc, selon leurs affinités et leurs projets, s’orienter vers des fonctions de responsable de chantiers, technicien supérieur de bureau d'études, responsable des aménagements paysagers au sein d'une collectivité territoriale ou encore responsable de l'entretien des espaces verts dans une ville.
Selon le CNFPT (Centre national de la fonction publique territoriale), 65 000 professionnels évoluent dans ce secteur… et ce chiffre ne cesse de croître !

Quelle que soit la spécialisation choisie, les techniciens supérieurs sont assurés de trouver des débouchés rapides : en 2004, les entreprises du secteur ont recruté 18 800 personnes et la moitié des employeurs a déclaré rencontrer des difficultés face à la pénurie de candidats. "Le secteur du paysage se porte bien, confirme Jacques Samson, secrétaire général adjoint de l’UNEP (Union nationale des entrepreneurs du paysage) en charge de la formation. La croissance est constante depuis près de dix ans et l’embauche régulière, quel que soit le niveau de formation atteint.
Les entrepreneurs du paysage recherchent autant des ouvriers spécialisés que du personnel d’encadrement. Leur exigence première : des professionnels qualifiés et immédiatement opérationnels. C’est pourquoi les jeunes diplômés d’une formation en alternance sont particulièrement appréciés. Sur les trois dernières années, les entreprises du paysage ont créé plus de 9 000 emplois en solde net… et les perspectives sont à l’avenant !"

Métiers de l’hôtellerie-restauration : des formations aux petits oignons

Sept mois ont suffi en moyenne à 86 % des 2 187 diplômés de l’année 2005 pour trouver un emploi. C’est dire le manque cruel de main-d’œuvre qualifiée dans ce secteur ! Les CHRD (cafés, hôtels, restaurants, discothèques) sont le quatrième employeur privé de France et génèrent un chiffre d’affaire annuel de 53 milliards d’euros, soit la moitié de la consommation touristique annuelle selon les chiffres de l’UMIH (l’Union des métiers et industries de l’hôtellerie). Le rapport du Commissariat général du Plan relatif aux métiers en 2015 (publié en décembre 2005) prévoit la création de 181 000 emplois dans le secteur d’ici dix ans.
Pourtant, l’image négative liée à la pénibilité du travail et à ses horaires contraignants freine parfois les vocations.

Métiers de la vente : les recrutements s’emballent

Ces BTS figurent parmi ceux qui comptent le plus de diplômés. Les raisons de cet engouement ? Un secteur en perpétuel recrutement (il manquerait actuellement 100 000 commerciaux en France !) offrant de larges débouchés. Qu’il s’agisse de la banque, des assurances, de la téléphonie mobile ou de la distribution, une même analyse demeure : un bon commercial se définit comme un atout majeur ! D’où les excellentes perspectives d’évolution visant les éléments les plus prometteurs. Les titulaires d’un BTS Négociation et relation client séduisent particulièrement les entreprises puisqu’ils sont idéalement formés à la variété des métiers commerciaux. Selon l’APEC : "Pour réussir dans les métiers de la vente, une formation spécialisée constitue désormais un sésame indispensable. Les BTS Négociation et relation client et Management des unités commerciales comptent parmi les cursus plébiscités par les recruteurs. Autre impératif : maîtriser les nouvelles technologies. Quant à la pratique de l’anglais, elle est devenue un critère de sélection discriminant."

Métiers du bâtiment : un avenir construit sur des bases solides

Chaque année, le secteur recrute 65 000 personnes qualifiées pour pallier les nombreux départs à la retraite et, depuis cinq ans, la croissance a occasionné la création d’environ 110 000 emplois supplémentaires.
En bref : les BTS Bâtiment et Travaux publics ont la cotecar ils mènent principalement au métier de responsable d’équipe puis de conducteur de travaux.

Les jeunes techniciens supérieurs assument souvent de nombreuses responsabilités puisque leurs attributions couvrent aussi bien le domaine des études techniques et économiques que la préparation des chantiers et la réalisation des travaux dans le respect de la sécurité, des délais et des coûts évidemment ! "C’est une des raisons pour lesquelles ces BTS sont si attractifs aujourd’hui, confirme Bruno Dumas, président de la commission "Formation" de la Fédération française du bâtiment : les jeunes qui se lancent dans ces formations ont de réelles possibilités de carrière et d’évolution.
La politique de rémunération y est assez forte. Le bâtiment compte en effet parmi les industries appliquant les salaires les plus élevés." Et l’avenir s’annonce florissant : 400 000 embauches prévues d’ici 2010 ! "La relève est attendue de pied ferme, conclut M. Dumas. Nos métiers, de plus en plus techniques, nécessitent un encadrement croissant. De nouvelles constructions continueront à voir le jour mais il faut aussi penser à s’adapter aux structures plus anciennes.
Bref, les besoins augmentent et les perspectives qui s’ouvrent aux jeunes diplômés de ces BTS n’ont jamais été aussi intéressantes."

Métiers de l’immobilier : un essor sans précédent

Ce n’est pas un scoop : les prix flambent et la chasse aux appartements est en passe de devenir un sport national. Résultat ? Depuis 2005, 5 000 nouvelles agences ont vu le jour en France et toutes s’arrachent les meilleurs commerciaux pour se développer. Rien d’étonnant alors au fait que 77 % des 1 070 diplômés de 2005 aient trouvé un emploi en moins de sept mois… Mais les besoins du secteur ne s’arrêtent pas là : la gestion et la négociation de biens immobiliers (maisons, bureaux, commerces, terrains...) ainsi que les opérations de promotion immobilière subissent également un boom impressionnant.
Les titulaires du BTS Professions immobilières évoluent donc sous des cieux cléments tant dans les domaines de la gestion de patrimoine, de la négociation que dans ceux du conseil aux particuliers et aux entreprises.

Métiers du grand âge : un pari sur l’avenir

Les progrès constants de la médecine occasionnent une augmentation sans précédent de l’espérance de vie. Cette donnée positive, additionnée aux conséquences du baby-boom, explique le nombre croissant de personnes âgées de plus de 85 ans vivant en France. Résultat, les BTS du paramédical et du social gagnent du galon et engendre des emplois chaque année.
Quelques exemples ? On dénombre actuellement 9 000 magasins d’optique français et tous recrutent activement.

Selon l’INSEE, la part des 65 ans et plus devrait atteindre près de 29 % de la population française en 2050, d’où de forts besoins enregistrés dans cette branche !
Le BTS Technicien en économie sociale et familiale suscite donc toutes les convoitises puisqu’il prépare les jeunes à intervenir auprès des personnes âgées dans l’incapacité de gérer leur vie courante.
Enfin, le BTS Diététique ouvre sur un important champ de possibles grâce aux campagnes communiquant sur l’équilibre nutritionnel et aux besoins croissants recensés dans les Hôpitaux, vieillissement de la population oblige. "Mes stages en maison de retraite m’ont démontré qu’il existait de forts besoins dans cette branche, confirme Sabrina Elio, étudiante en BTS Technicien en économie sociale et familiale. Ces métiers sont nouveaux mais cruciaux pour le bien-être et la dignité des personnes âgées. Mon rôle est de les recevoir, de les écouter et d’élaborer avec elles des plans d’aide personnalisée : ateliers de mémoire, groupes de parole ou recherche d’aides financières.
Vu les carences, je sais déjà que je n’aurai aucun mal à trouver un CDI lorsque je validerai mon diplôme."

Métiers de la banque : un portefeuille de possibilités

Pour pallier les départs massifs à la retraite des baby-boomers, les banques rajeunissent leurs effectifs et proposent des centaines de postes de conseiller de clientèle en agence.
En 2006, tous les employeurs du secteur ont courtisé assidûment les jeunes diplômés mais les besoins restent tels que les titulaires d’un BTS Banque, BTS MUC (Management des unités commerciales) ou BTS NRC (Négociation et relation client), voire BTS Assistant de gestion PME-PMI ne craignent pas les affres du chômage.
Selon une enquête de l’AFB (Association française des banques) qui réunit les banques commerciales et le groupe Banque Populaire, le taux d’embauche s’élevait à 10 % en 2004 et la moitié des recrutements s’effectuait au niveau bac+2/+3. Ensuite ? Les jeunes salariés s’ouvrent des perspectives d’évolution fulgurantes.

Il n’est ainsi pas rare de débuter comme conseiller clientèle "particuliers" pour rejoindre ensuite les marchés professionnels (artisans, commerçants, professions libérales) avant de devenir chargé d’affaires "entreprise" puis responsable d’une agence.
Axel Jarrosson, responsable du pôle pré-recrutement/relations écoles de la Société générale, confirme d’ailleurs cet état de fait : Les titulaires d’un BTS ont une formation complète, proche de l’entreprise, et sont très vite opérationnels.

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