L’alternance continue sa progression en 2006 révèle une étude de la DARES, la Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques. Les signatures ont progressé tant en apprentissage qu’en contrats de professionalisation.
L’apprentissage prend du galon dans le secteur tertiaire
En 2006, 277 000 nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés dans le secteur marchand.
Soit une progression de 5 % en un an. Ce résultat confirme la tendance observée en 2005, à savoir une première hausse de 6 % des enregistrements de contrats.
Le secteur tertiaire s’est parfaitement approprié le dispositif et représente plus de la moité des contrats signés. L’embellie profite notamment aux domaines où l’apprentissage était encore peu développé, à savoir les services aux entreprises (7 %), les transports et les activités financières et immobilières (4 % chacun).
En parallèle, la durée des contrats continue de se réduire : 44 % des apprentis sont embauchés pour des périodes inférieures à deux ans, soit + 5 points en deux ans.
Le niveau de formation s’élève également, et les effectifs d’apprentis de l’enseignement supérieur passent de 13 à 15 %. En revanche, les jeunes de niveaux VI et Vbis, c’est-à-dire sans qualification reconnue, perdent du terrain. Ils ne représentent plus que 40 % des entrées.
Les nouveaux apprentis sont également plus nombreux dans le secteur public, où le dispositif reste toutefois marginal : + 30 %, soit plus de 5 800 entrées.
A noter également, les entreprises de moins de 50 salariés restent les principaux utilisateurs de ce dispositif, et représentent 80 % des employeurs. Toutefois, la présence des grandes entreprises progresse. Elles sont signataires d'une contrat sur 5 en 2006, contre un sur 6 en 2004. Les quotas imposés par la loi sur l'égalité des chances commencent à porter ses fruits (voir notre article 3 % d'alternants dans les grandes entreprises en 2008)
Le contrat de professionnalisation s’impose… chez les jeunes
En 2006, 144 000 nouveaux contrats de professionnalisation ont été enregistrés par les Directions départementales du travail de l’emploi et de la formation professionnelle (DDTEFP), soit 50 % de plus qu’entre octobre 2004, date d’ouverture du dispositif, et la fin décembre 2005.
Le dispositif trouve son public principalement chez les jeunes, puisque 9 signataires sur 10 ont entre 16 et 25 ans, quand les plus de 45 ans sont seulement 1,5 %, et les plus de 26 ans 12 %.
Un tiers des signataires sortent d’une période de chômage, une proportion équivalente aux jeunes issus du système scolaire qui cherchent à obtenir un diplôme ou un titre d’État.
Toutefois, l’acquisition d’une qualification ou d’une certification de branche, l’objectif initial du contrat, représente toujours la moitié des contrats de professionnalisation.
Comme pour le contrat d’apprentissage, le secteur tertiaire recrutent la majorité des nouvelles recrues : 76,7 % des effectifs, devant la construction, et très loin de l’industrie, où les signatures ont même tendance à baisser.
Source : Dares et AFP
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