Le président de la Fédération des Villes Moyennes (FVM), Christian Pierret, a saisi le ministre de l’Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, pour lui signaler l’absence ou le mauvais référencement d’un certain nombre de formations sur le portail Admission Post-Bac (APB).

"Ces anomalies pénalisent les formations et les établissements qui les dispensent, et par conséquent les villes et intercommunalités qui les accueillent", s’est inquiété Christian Pierret, dans un communiqué, mercredi 22 février.
À ce jour, le président de la Fédération des Villes Moyennes n’a toujours pas eu de réponse à son courrier envoyé au ministère. Pour la fédération, la situation est urgente car les étudiants n’ont plus qu’un petit mois (date butoir le 20 mars) pour formuler leurs vœux d’orientation sur le portail APB.
Inquiète, la Fédération des Villes Moyennes va même jusqu’à parler de "censure de l’information" par la voix de sa déléguée générale, Nicole Gibourdel. "Un certains nombre de formations ne sont pas répertoriées partout. Il est souvent nécessaire de changer le nom de sa ville pour les trouver, ce qui rend invisible de nombreuses formations. C’est d’ailleurs peut-être une manière de vider celles qui n’attirent pas assez d’étudiants..."
Sur les 10 % de villes et régions de France que la Fédération a balayé depuis fin janvier – "nous n’avons pas encore tout vérifié, c’est un travail de titans", explique sa déléguée générale - une vingtaine de dysfonctionnements ont déjà été identifiés sur le portail APB. Ces anomalies, remontées bien souvent par des familles inquiètes, concernent notamment les régions de Bretagne, Champagne-Ardenne et la Lorraine.
Contacté par Orientations, le Ministère de l'Enseignement supérieur tempère la situation. "Sur plusieurs milliers d’entrées, il pourrait y avoir une ou deux imprécisions. Et puis il faut savoir que certaines formations ont peut-être disparu ou changé de nom."
Pourtant, la déléguée générale de la Fédération des Villes Moyennes affirme avoir appelé chacune des villes pour lesquelles une anomalie a été identifiée et assure que toutes ces formations après le bac existent bel et bien. Pour le ministère, l’autre explication possible est que "dans ces villes moyennes, les formations sont parfois dispensées en banlieue et non dans la ville même." Avant de conclure : "on ne peut pas parler de dysfonctionnements…" A suivre d'ici au 20 mars !
