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Le grand froid et le métier de météorologiste

La vague de froid intense qui s'est installée sur la France, se maintient ce samedi avec un total de 39 départements placés sous vigilance orange et avec des températures pouvant descendre jusqu'à -15 degrés. Des conditions qui avaient été annoncées par les météorologues, qui peuvent prévoir "la pluie et le beau temps" quelques jours en avance.

Aujourd'hui, ces professionnels ne sont plus les oracles d'hier, mais sont de véritables spécialistes analysant des dizaines de données pour annoncer la couleur du ciel de demain. Cependant, il ne faut pas caricaturer: la météorologie à toujours été une science précise dans laquelle les avancées technologiques ont été nombreuses, quelle que soit l’époque.

Les études

La météorologie se divise en 3 types de profession: les techniciens, les ingénieurs des travaux météo et les chercheurs spécialisés en climatologie.  La principale (voire unique) école permettant d’accéder à aux deux premiers métiers est l’Ecole Nationale de Météorologie de Toulouse. On y accède sur concours directement après un bac scientifique pour devenir technicien, ou après deux ans de classe préparatoire scientifique, via le concours Travaux Publics de l’Etat. L’école des Ponts et Chaussés forment également des ingénieurs météo.

Enfin, pour la recherche, les voies d’accès sont plus nombreuses et plusieurs universités proposent des masters et doctorats en étude du climat, parmi lesquelles Aix-Marseille 2, Nice, Toulouse 3…

Les qualités requises

Patience, précision et observation sont les maîtres mots de cette profession. En effet, ce travail, réservé aux scientifiques, consiste en premier lieu à analyser de nombreuses données, les synthétiser, les recouper, les confirmer... Être météorologiste ne se résume donc absolument pas à la simple lecture et à la transmission des données que fournissent leurs ordinateurs… même s'ils sont parmi les plus puissants au monde !

Les débouchés

A première vue, seule Météo France recrute dans cette branche d’activité. C’est d’ailleurs en son sein que la plupart des météorologistes travaillent. Cependant, d'autres secteurs comme le transport aérien, l’armée ou la recherche (CNRS, INRA…), sont également demandeurs de ce type de formation.

Rémunération et évolution

Selon le niveau d’étude et l’expérience, les métiers sont bien différents, de l’analyste en bureau au responsable d’une station... La fonction publique étant la seule à recruter dans ce domaine, l’évolution est donc celle d’un fonctionnaire : c’est l’ancienneté et l’expérience qui permettront au débutant d’obtenir de plus en plus de responsabilités.

Le salaire d’un débutant oscille entre 1400 et 1600 euros, hors indemnités, et peut aller jusqu’à 4000 euros en fin de carrière.

OrientationsMis en ligne le Samedi 04 Février 2012