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Présidentielles : des propositions pour financer les études d'ingénieur

Les écoles d'ingénieurs, aussi peu gâtées que les universités pour leurs dotations de budget en 2012, ne comptent pas être absentes du débat électoral. Lors de son assemblée générale, qui s'est déroulée mercredi à Paris, en présence de Laurent Wauquiez, la Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs (CDEFI) a annoncé qu'elle allait soumettre une série de propositions aux candidats à la présidentielle.

Objectif : trouver des solutions pour financer les études d'ingénieur, dans un contexte de crise économique et de diminution des subsides de l'Etat. Celles-ci ne seront révélées dans leur ensemble qu'à compter du 23 janvier. Christian Lerminiaux, président de la CDEFI, a néanmoins levé le voile sur trois d'entre elles, jugées "très intéressantes", par le ministre de l'Enseignement supérieur.

Proposition n°1 : faire financer les formations d'ingénieurs par les entreprises

La première proposition de la CDEFI devrait susciter quelques réactions : mettre en place un dispositif qui permettrait aux entreprises de financer tout ou partie de la formation d'un futur ingénieur, en contrepartie d'un engagement de celui-ci à travailler 3 à 5 ans pour son "sponsor", une fois diplômé.

"Les entreprises intègrent déjà dans leurs modèles de coûts la hausse des matières premières, elles doivent se préparer à inclure également le coût de la matière grise à celui de leurs produits", a défendu Christian Lerminiaux. Pour le président, cette proposition n'a rien de choquant, "l'Etat ou la santé demandant le même engagement aux diplômés de certaines écoles sans que personne ne grogne".

Proposition n°2 : rembourser son prêt étudiant seulement en cas d'embauche

La deuxième proposition consisterait à mettre en place des prêts étudiants "mieux adaptés à leur public, en en partageant la responsabilité et les risques entre les différents acteurs", a exposé Christian Lerminiaux. Concrètement, la CDEFI propose que les étudiants ne remboursent le prêt ayant servi à financer leur formation seulement une fois qu'ils auront trouvé un emploi. En cas d'échec, le prêt pourrait être remboursé par l'Etat ou par les écoles elles-mêmes.

Proposition n°3 : proposer des "job étudiants" au sein des écoles

Enfin, la CDEFI souhaite "mieux encadrer l'emploi des étudiants en leur proposant de travailler dans leur école". Ce dispositif, déjà mis en place dans les universités, supposerait de créer des contrats spécifiques pour ce type d'embauches. "Il faudrait que les écoles puissent s'y retrouver également, en prévoyant, par exemple, un dégrèvement des charges sociales", a complété Christian Lerminiaux.

Raphaëlle Pienne

OrientationsMis en ligne le Jeudi 19 Janvier 2012