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Rapport Attali : les coiffeurs ne veulent pas couper leur profession en quatre

Après les chauffeurs de taxi, les coiffeurs réagissent vivement à la proposition 209 du rapport Attali préconisant la déréglementation de leur profession.

Dans son texte rendu au début de l’année à Nicolas Sarkozy, l’ancien conseiller de François Mitterrand préconisait, entre autre, une déréglementation de la profession pour favoriser l’ouverture de nouveaux salons et accroitre la concurrence.
Les coiffeurs se mobilisent pour couper court et ont prévu de défiler à Tours et Angoulême le 25 février.

marianne

Proposition 209 : Ouvrir un salon avec un simple CAP coiffure

Actuellement, l’ouverture d’un salon est conditionnée à l’obtention du BP coiffure, un diplôme délivré par les Chambres des métiers. Pour favoriser l’ouverture de nouveaux salons de coiffure, Jacques Attali préconise dans son rapport de changer les règles et de permettre aux coiffeurs de monter leur propre affaire à l’issue d’un CAP coiffure ou de 5 ans d’exercice sous la responsabilité d’un titulaire d’un CAP coiffure.

En réaction, le Président National de la Fédération nationale des coiffeurs, Pierre Martin, a dénoncé " l’amalgame avec les 'autres' professions règlementées, le plus souvent soumises à numerus clausus." "La coiffure vient d’atteindre en 2007 des chiffres record avec 6 300 créations ou reprises d’entreprises. D’ailleurs, le nombre d’entreprises, qu’elles exercent en salon ou à domicile, ne cesse d’augmenter, s’établissant à 66 000 entreprises en progression de 5,2%,"a-t-il ensuite rappelé.

Le BP coiffure pour assurer une prestation de qualité

A l’heure où les Chambre de métiers, CCI ou encore association de soutien à l’entrepreneuriat déplorent les fermetures d’entreprises, jeunes ou moins jeunes, pour cause de mauvaise gestion, la proposition de Jacques Attali tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. En effet, se mettre à son compte, et donc gérer une entreprise avec tous les impératifs que cela comporte ne s’improvise pas soulignent régulièrement les observateurs et accompagnateurs de l’entrepreneuriat. D’où l’importance d’une formation pour assurer des bases solides tant en gestion qu’en question juridiques aux créateurs ou repreneurs d’une entreprise.

Le BP coiffure, décerné à l’issue d’une formation d’un an permet ainsi d’approfondir les qualifications techniques et d’acquérir des compétences en gestion et législation du travail notamment. Un enseignement pluridisciplinaire bien utile pour les jeunes entrepreneurs.

« Par conséquent, l’obligation préalable de la détention du Brevet Professionnel pour diriger un salon de coiffure, au-delà de l’assurance de qualité et de sécurité que cela représente pour le consommateur, ne constitue en rien un frein à l’installation", insiste Pierre Martin. "De plus, elle contribue sans doute largement à l’attractivité et à l’implication de la profession dans la formation des jeunes : environ 40 000 chaque année."

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