Aujourd’hui, la grande majorité des écoles d'infénieur réserve des places à ces parcours atypiques, même les plus grandes. Objectif affiché : apporter un peu de sang neuf et diversifier les promotions. Et parfois aussi remplir les salles de classe d’une voie scientifique encore boudée malgré ses excellentes perspectives d’insertion.
Pour les étudiants, l’admission sur titre reste une excellente opportunité, tant pour ceux qui redoutent la prépa, que pour les autres qui se découvrent une vocation après quelques années en université. Toutefois, et malgré les apparences, cette option n’est pas synonyme de voie de la facilité. Moins d’un étudiant sur deux parvient à ses fins chaque année. Malgré la volonté d’ouverture, les places sont limités et les candidats nombreux. Seuls les meilleurs dossiers ont leur chance.
Dans la plupart des établissements, les admissions parallèles sont ouvertes dès le niveau bac+2. Elles visent alors des diplômés de BTS, DUT ou des sortants de L2 pour une intégration au même niveau que les élèves de CPGE, soit en première année du cycle d’ingénieur pour un cursus en trois ans.
A partir du bac+3, les étudiants titulaires d’une licence ou d’un M1 peuvent s’insérer directement en deuxième année du cycle d’ingénieur pour un cursus Master en deux ans.
A noter toutefois que la politique des admissions parallèles reste spécifique à chaque établissement. Les conditions et niveaux d’entrée peuvent donc varier. Dernière tendance, l’avènement du bac+3 comme premier grade universitaire a convaincu certaines écoles de ne pas ouvrir les admissions sur titres en dessous de ce niveau.
A bac+2, trois cursus peuvent ouvrir les portes des cycles d’ingénieurs : le BTS, le DUT ou la L2. A condition qu’ils soient à dominante scientifique ou industrielle. Pour avoir une chance de transformer l’essai les candidats devront afficher un excellent dossier, un bon niveau en maths et si possible, un diplôme en relation directe avec les spécialités proposées par l’école.
Pour augmenter leur chance, les titulaires d’un BTS, ou d’un DUT mais dans une moindre mesure, peuvent rejoindre une prépa ATS (Adaptation technicien supérieur). Cette année, année spéciale vise à renforcer les connaissances générales, scientifiques, et techniques des candidats. Elle prévoit également une préparation spécifique aux concours d’entrée, notamment pour les entretiens en anglais et de motivation.
Au niveau bac+2, les procédures de recrutement sont particulières à chaque école. Certains se sont toutefois regroupées au sein de concours communs : la banque d’épreuve BTS/DUT tenue par le réseau ENSAE donne accès à une dizaine d’écoles et le concours national DEUG, ouvert aux L2 permet de postuler simultanément aux 29 écoles du réseau polytechnique. A citer aussi, les concours des écoles d’agronomie : B INA-ENSA, ouvert aux L2/L3, et C ENSA-ENITA-ENV pour les BTSA, BTS, DUT. Ou encore la sélection commune UTT-UTC-UTBM.
A partir du bac+4, les écoles privilégient les admissions directes sur dossier. Bien entendu, cette option nécessite un livret universitaire d’excellente qualité. Les étudiants doivent également fournir une ou plusieurs lettres de recommandation, un CV et une lettre de motivation. Les candidats qui réussissent cette présélection académique doivent ensuite se confronter à un jury pour un entretien. Cette épreuve orale vise à appréhender la motivation et le projet professionnel du candidat. A ce titre, une expérience en entreprise de plusieurs semaines est vivement recommandée, quand elle n’est pas exigée.
Quelque soit l’école envisagée, la sélection est draconienne mais elle peut permettre de conclure par une note plus professionnalisante un parcours souvent jugé trop académique en université. Et ouvrir à tous les avantages de l’école d’ingénieurs destiné à faciliter l’insertion : le titre reconnu, le réseau d’ancien actif, les liens étroits avec les entreprises… voire l’ouverture sur un doctorat.
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