Accueil > 100 % Formation > Ecoles d'ingénieurs > L'alternance en école d'ingénieurs

L'alternance en école d'ingénieurs

Au dernier décompte, seuls 9 % des sortants d' école d’ingénieurs ont obtenu leur diplôme par le biais de l’alternance. Une proportion encore timide en regard des 18 % d’apprentis affichés par les écoles de management de la CGE. Mais un nombre appelé à se développer sous la pression des entreprises, très demandeuses de ce type de profil, et des ouvertures de filières, multipliées par les écoles ces dernières années.

Des formations habilitées CTI

Comme toutes les formations se réclamant du titre d’ingénieur (grade master), les formations en apprentissage doivent être habilitées par la CTI (Commission des titres d’ingénieurs). “L’apprentissage n’est pas une formation d’ingénieur au rabais, martèle Bernard Remaud, président de la Commission des Titres d’ingénieurs. Il s’agit simplement d’une voie alternative avec les mêmes référentiels de compétences, mais bénéficiant d’une pédagogie spécifique. D’ailleurs, la CTI reste très exigeante sur la qualité des formations qu’elle accrédite.” Première exigence de la commission des Titres donc l’option apprentissage doit concerner l’ensemble de la formation, soit les trois ans du cycle d’ingénieur. Avant d’entrer dans cette voie, mieux vaut donc être sûr de son choix et de son entreprise. En effet, mis à part dans le cas d’une rupture de contrat, il ne sera pas possible d’en changer avant l’obtention du diplôme.

D’autre part, la CTI préconise un vrai rythme d’alternance pour conserver un contact avec l’école et l’entreprise en permanence. En clair, pas de découpage de l’année entre 6 mois de cours et 6 mois en entreprise. Les rythmes conseillés varient entre une alternance de quelques jours (2j/3j) à une quinzaine. A noter qu’une période prolongée, de 3 à 6 mois doit clore le cycle de formation.

FIP ou écoles classiques ?

Historiquement, les FIP (Formations d’ingénieurs en partenariat) sont volontairement plus proches du monde du travail. Il apparaît donc logique qu’elles aient une longueur d’avance sur les écoles classiques en termes d’alternance. Sur les 75 établissements existants, une quarantaine propose une formation de ce type et diplôment plus de 4000 jeunes par an. Ces écoles proposent une large palette de spécialités : mécanique, chimie, électronique, productique, BTP, informatique, etc.
Toutefois, les FIP ne détiennent pas le monopole de la formation d'ingénieurs en apprentissage. Les écoles classiques, à la demande des étudiants et des entreprises, tentent progressivement l’expérience.

Dans tous les cas, ces écoles accueillent les jeunes après un bac ou un bac+2 pour un cursus en trois ou cinq ans. Dans le cadre du recrutement post-bac, les deux premières années du cycle, correspondant à des années de prépas intégrées, sont consacrées à une formation générale et technique de base. Le rythme de l’alternance n’est disponible qu’à partir de la troisième année, en cycle ingénieur.

Un public de bac+2

Dans la grande majorité, le public apprenti en école d’ingénieurs est déjà titulaire d’un bac+2, et les sortants de CPGE restent minoritaires. Plusieurs raisons expliquent cette différence : Dans un premier temps, les diplômés de BTS ou de DUT sont considérés comme plus mûrs et bénéficiant déjà d’une expérience en entreprise à leur entrée en formation. Ils sont donc plus aptes à s’insérer dans le monde de l’entreprise dès la première année du cycle. Dans le cadre d’une candidature d’élèves de CPGE, la CTI préconise d’ailleurs de mettre en pratique l’alternance au bout de la 2e année seulement. La première année étant consacrée à l’enseignement de fondamentaux indispensables avant de se lancer sur le terrain.

D'autre part, la formation d’ingénieur par l’alternance se veut plus technique et plus appliquée. Un mode de formation qui convient mieux aux sortants de BTS et de DUT par sa pédagogie de l’expérience et de l’application immédiate des connaissances.
Enfin, le cursus BTS/DUT+diplôme d’ingénieur répond à une vraie demande sur le marché du travail. Ces profils doubles diplômés rencontrent un vrai succès auprès des PME-PMI, souvent délaissées par les ingénieurs de la voie classique. Les jeunes dip’ sont notamment appréciés pour leur expérience du métier de technicien qui leur donne une approche plus pragmatique de leur métier.

En savoir plus sur l'alternance

e-orientations : formation et métier
Flux RSS de l'orientation

Contacts Plan du site Mentions Légales Les actualités de la formation par email Liens utiles Création et réalisation : Agence Actif