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L'alternance en Europe

Les recruteurs apprécient les candidats d’écoles d’ingénieurs comme de CFA avides de nouvelles expériences professionnelles et de nouvelles cultures. Aujourd’hui, de nombreux programmes et financements permettent à tous les amoureux de l’Europe de concrétiser leur projet.

Une chance à saisir

En 2006, seuls 2 % des apprentis ont réalisé une partie de leur formation en Europe. "C’est effectivement peu, compte tenu du nombre de jeunes qui pourraient partir", souligne Catherine Girardat, responsable du service Léonardo France. Mais ce pourcentage augmente régulièrement.
Pour 2007-2013, nous améliorerons encore le service formation en Europe grâce à différents projets. Pour ce faire, nous développerons la coopération entre établissements et acteurs de la formation, nous formaliserons des partenariats et travaillerons davantage avec les Régions. Vous voyez, ça bouge ! De son côté, Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, annonçait le 19 septembre dernier la mise en place de nouvelles bourses de mobilité. Le sujet mérite donc que l’on s’y intéresse.

Une panoplie de programmes et d’aides

Pour 2007-2013, l’Union européenne propose le programme "Éducation et formation tout au long de la vie" doté d’un budget de 7 milliards d’euros. Il regroupe tous les dispositifs existants (Comenius, Erasmus, Leonardo da Vinci, Grundtvig...) et permet d’accompagner les projets de mobilité et de formation, de l’école maternelle à l’âge adulte. Chacun possédant ses spécificités. Dans le cadre du programme Leonardo da Vinci, les apprentis bénéficieront d’une bourse qui couvre une partie du coût du voyage, d’une allocation pour frais de séjour, de préparation linguistique et d’assurance.
Autres soutiens financiers ? Les bourses des conseils régionaux et les aides spécifiques. Ainsi l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ) attribue des bourses pour des stages pratiques. Si vous êtes titulaire d'un CAP ou d'un BEP, vous bénéficierez du dispositif SESAM qui permet de signer un contrat de huit mois dans un pays européen. Moins connus, les réseaux sont destinés à faciliter les échanges entre établissements.

Reconnaissance et homologation des périodes d’études et de formation

Certains établissements délivrent en fin de cursus un diplôme européen qui, s’il n'a pas de reconnaissance académique, est relativement bien apprécié des recruteurs. Les jeunes qui préparent un diplôme de l'enseignement technologique ou professionnel par la voie de l'apprentissage et dans le cadre d'un parcours européen de formation peuvent demander l'attestation Europro en plus de leur diplôme professionnel. Mais l’outil optimal pour faire valoir ses qualifications et ses compétences en Europe reste sans conteste l’Europass Mobilité.
Une dernière info ? Sachez que depuis 2004, la France et l’Allemagne se sont accordées sur une comparabilité générale des diplômes professionnels. Globalement donc, pas de souci sur le plan de la reconnaissance et des perspectives d’emploi. L’avenir se présente sous les meilleurs augures. Ophélie Lambert, 19 ans, ancienne élève du CFA Louis Prioux, est le parfait exemple d’un parcours réussi. “On m’a immédiatement proposé un poste de management dans une boulangerie londonienne grâce à mon cursus européen. Ce cursus vient d’ailleurs de m’ouvrir une autre porte puisque dans un mois je retourne en France pour entrer chez les compagnons du Devoir. C’est le top. Une femme en boulangerie à l’étranger, bien sûr, ce n’est pas toujours facile. Mais nous ne sommes pas lâchés seuls dans la nature pendant les périodes de stage. Et puis se retrouver un peu isolé permet de devenir autonome et responsable. Mon conseil ? Foncez !”.

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