Défense sécurité

Comme de tout temps, l'armée reste toujours à la pointe de la technologie, les forces françaises d’intervention couvrent des points stratégiques au quatre coins du globe. Mais loin des clichés guerriers, les Armées s’investissent aujourd’hui dans des missions diversifiées : soutien des populations, maintien de la paix… Pour poursuivre leurs actions, elles recrutent dans plus de 400 métiers et n’hésitent pas à proposer des formations de qualité pour préparer les nouvelles recrues à leurs futures missions.

Côté sécurité, les champs d’intervention se développent également : “En plus des fonctions de surveillance des bâtiments administratifs ou de commerces, nos entreprises interviennent désormais sur des sites hautement sensibles : arsenaux militaires, centrales nucléaires... précise Jean-Pierre Malguy, délégué général du SNES (Syndicat national des entreprises de sécurité). Il s’agit de postes nécessitant un haut niveau de professionnalisme.”

Toutefois, le secteur peine actuellement à répondre à la demande provoquée par le sentiment d’insécurité ambiant. “Nous enregistrons une croissance de 5 % par an depuis deux ans, avec un pic lors des phases rouges du plan Vigipirate. Mais les embauches ont du mal à suivre car les entreprises sont victimes de leur image. Les femmes, principalement, hésitent à pousser nos portes. Pourtant, elles possèdent les qualités humaines adéquates pour dénouer les situations les plus tendues et éviter les débordements. Je pense sincèrement que cette voie de recrutement reste trop souvent inexploitée”, assure Jean-Pierre Malguy.

Professionnalisation à tout va !

Qui dit professionnalisation dit formation. Ainsi, si l’armée recrute ses militaires du rang au niveau V, les sous-officiers et les officiers justifient d’un bac+2 au minimum. Les forces françaises réservent également des places aux jeunes en difficulté scolaire ou présentant des signes d’inadaptation sociale.

Dans le domaine de la sécurité, le certificat d’aptitude préalable Agent de prévention et de sécurité (CQP APS) est désormais obligatoire pour intégrer la profession, si, et seulement si, les candidats attestent d’un casier judiciaire vierge et d’une moralité à toute épreuve. “Le niveau d’exigence est important pour les jeunes candidats qui débutent souvent à des salaires peu élevés, reconnaît Jean-Pierre Malguy.

Pour les fidéliser, nous misons sur le long terme. Les formations complémentaires (habilitation électrique, risques chimiques…) apportent ainsi une valeur ajoutée aux employés et leur permettent d’envisager une véritable évolution.” Signe des temps, une licence professionnelle Sécurité des biens et des personnes et un master Ingénierie des risques forment les futurs cadres de la profession dans un secteur où la majorité des entreprises sont l’œuvre de self-made-men. Au menu : droit, nouvelles technologies, gestion de crise ... pour former des pros de la sécurité.

Chiffres clés

13 000, nombre de recrutements réalisés en 2007 dans l’armée de terre (Source : ministère de la Défense)
2,6 milliards d’€, chiffre d’affaires des entreprises de sécurité en 2006
90 %, pourcentage d’hommes employés par les entreprises de sécurité (Source : SNES)

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