S’il y a bien un diplôme considéré comme le sésame ultime pour le marché du travail, c’est le diplôme d’ingénieur. La cause ? Les filières techniques et scientifiques sont boudées par les bacheliers. Alors qu’à l’autre bout de la chaîne de formation, les recruteurs de tous secteurs se bousculent pour embaucher les jeunes diplômés. Résultat : un taux net d’emploi atteignant 85 % six mois après leur diplôme avec des grilles de salaires dépassant les 32 000 euros dès la première année.
Premier employeur des élèves ingénieurs à leur sortie, les grands groupes de plus de 2000 salariés. Ils captent à eux seuls plus de la moitié des promotions. Au sein de ces entreprises d’envergure, les jeunes diplômés peuvent réaliser leurs ambitions internationales. Ils sont d’ailleurs 15 % à travailler à l’étranger six mois après leur sortie. Concernant les secteurs d’activité, le quinté de tête varie peu d’une année sur l’autre : les bureaux d’études et sociétés de conseils, l’énergie, les industries automobiles, aéronautiques et navales, les technologies de l’information (service) et le BTP restent les employeurs majoritaires. Ensuite, viennent les institutions financières de la banque et des assurances, les autres industries (agroalimentaire et chimique notamment), les activités agricoles, sylvicoles et de pêche et enfin les cabinets d’audit.
En termes de fonctions, les ingénieurs ont depuis longtemps quitté leur carcan technique pour s’ouvrir à une large palette de postes parfois bien loin de leur bagage scientifique. La CDEFI, Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs, classe leurs activités en cinq pôles :
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