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Etudes de médecine

Présentation de la filière

Les études de médecine se présentent comme un ensemble de formations théoriques amenées à s’ancrer dans la pratique au fur et à mesure du cursus. Comptez tout de même 9 ans d’études minimum pour devenir généraliste.
Le premier cycle dure deux ans. La première années hyper sélective est sanctionnée par un concours ouvrant droit à la poursuite des études dans 4 domaines : médecine, pharmacie, dentaire, sage-femme. Le Numerus clausus (quota d’amissions fixé chaque année par arrêté ministériel) n’offrait que 6 850 places en 2006, soit un taux de réussite de 16 % environ ! Ensuite ? Les étudiants se dirigent naturellement vers une PCEM2 durant laquelle ils suivent un stage d’initiation aux soins d’un mois.
Le deuxième cycle, également appelé “externat”, fait quant à lui la part belle à la pratique médicale : il s’agit de partager le temps de formation entre l’hôpital le matin et la faculté l’après-midi. Le DCEM de quatre ans s’achève sur des épreuves classantes nationales déterminantes dans le choix de la spécialité.
Enfin, sonne l’heure de l’internat (3e cycle) durant lequel les étudiants deviennent des praticiens en formation. Ces trois années supplémentaires rémunérées leur permettent d’éprouver leurs compétences sur le terrain (hôpitaux, cabinets de médecins libéraux) avant la soutenance de leur thèse de doctorat.

Reçu, collé, que faire ?

Vous avez obtenu la moyenne au concours de fin de première année, mais, comme de nombreux étudiants, vous êtes recalé pour cause de Numerus clausus ? Bonne nouvelle, vous pouvez bénéficier des équivalences et vous réorienter vers une Licence Sciences et technologies mention “Sciences de la vie”. Vous serez en outre dispensé de la moitié des modules !

Vous pouvez également, en tant que “reçu-collé” opter pour des études paramédicales : de nombreuses formations de kinésithérapie recrutent par exemple après un PCEM1 validé (soit une moyenne de 10/20).

Si à la fin de votre première année, vous vous apercevez tout simplement que ces études ne sont pas faites pour vous, comme 10 % de vos condisciples, vous pouvez intégrer l’université en choisissant parmi les nombreuses disciplines enseignées : Droit, Science-Éco, Lettres ou Langues. Grâce aux équivalences vous n’aurez pas tout perdu !

Certaines universités, comme celle de Bobigny, proposent enfin aux “reçus-collés” d’accéder à la première année d’IUP Système d’information, communication et santé ou Ingénierie de la santé.

Perspectives de carrière

Les études de médecine aboutissent le plus souvent à l’exercice de la spécialité choisie à l’hôpital ou en cabinet. Il existe 18 spécialités médicales (pédiatrie, ophtalmologie, cardiologie…), 6 spécialités chirurgicales et 4 autres voies de spécialisation : la psychiatrie, la biologie médicale, la médecine sociale et la médecine du travail.

Les formations qui cartonnent

Numerus clausus trop serré, manque de reconnaissance, casse-tête des gardes, risque de procès, le quotidien d’un apprenti ou d’un jeune médecin n’a en apparence rien de bien réjouissant. Toutefois, chaque médaille comprend son revers plus brillant : futurs gynécologues-obstétriciens, anesthésistes ou pédiatres, pas de souci pour votre avenir : cliniques et hôpitaux vous solliciteront sitôt votre serment prononcé !

Témoignage : Marie, 22 ans, en 3e année d’études de médecine à Rennes

“Pas de secret, pour réussir, il faut bosser, bosser et encore bosser ! Ce qui représente parfois de gros sacrifices car on réalise rapidement qu’il va falloir dire adieu au sport, à la musique et aux soirées avec les copains... Pour assimiler tous les cours d’anatomie, d’histologie ou de physiologie et bien se préparer au concours, j’ai régulièrement fait des journées de dix à douze heures la première année. Et après ? La première étape franchie…ça continue ! Tant qu’on n’a pas décroché son diplôme, impossible de se relâcher. Et comme je souhaite me spécialiser en dermatologie, à 30 ans, ma situation ne sera pas encore vraiment établie ! Mais à côté de ça, je suis super fière d’avoir passé les premières étapes, je crois énormément en ce que je fais et je ne laisserai ma place pour rien au monde. Mais si je devais résumer ces études à un bachelier, je ne lui parlerai pas “métier” mais “vocation” : pour tenir le rythme et avancer il faut vraiment avoir le feu sacré !”

e-orientations : formation et métier

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