Les candidats ? Ils sont titulaire d’une premier diplôme (BTS, DUT, Licence 2 ou 3, Bachelor au minimum) dans le domaine du commerce, de l’économie ou de la gestion le plus souvent. Toutefois, diversité des recrutements oblige, les profils droit, lettres, sociologie, sciences humaines, philosophie, et même sciences (physique, maths, biologie...) trouvent aussi leur place. Après deux ou trois ans de fac ou de formation professionnelle, ils ont décidé de rejoindre un cursus grande école pour le prestige du label ou l’envie d’entrer en contact avec une formation plus proche des entreprises. Parfois, ce choix se révèle même mûrement réfléchi. L’option admission parallèle est alors vue comme une vraie alternative à la prépa. Et le diplôme obtenu en premier cycle sert de “filet de secours” en cas d’échec aux concours.
Une chose est sûre, une fois dans l'école de commerce, les admis parallèles ne se distinguent plus des épiciers (surnom donné aux étudiants de CPGE éco). A peine ont-ils besoin parfois de quelque rattrapage en culture générale ou méthodologie, remise à niveau assurée rapidement par l’établissement en amont ou durant le premier semestre. Mais rien de bien alarmant.
En fait, les jeunes dip’ issus de ce cursus atypique bénéficieraient même d’une longueur d’avance par rapport à leur camarades en affichant sur leur CV des connaissances spécifiques tirées de leur formation initiale complétée par les acquis des enseignements en commerce, gestion, management de leur second cycle. Une vraie double compétence très appréciée des recruteurs.
Deux banques d’épreuves se sont spécialisées sur ce type de candidats : Passerelle ESC et Tremplin. Ces BCE ouvrent à elles deux les portes de 25 établissements sur tous le territoire, et se concentrent sur deux niveaux d’entrée.
Après un bac+2, l’intégration ouvre les portes du cursus en trois ans, au même titre que pour les sortants de CPGE, et le recrutement se déroule sur concours. L’examen de passage se compose d’épreuves écrites communes portant sur les compétences en gestion (Tests ARPEGE ou TAGE 2), une note de synthèse, une épreuve d’anglais, et une épreuve à choisir selon son parcours destiné à favoriser la diversité des recrutements : LV2, sciences, philosophie, sciences humaines, STAPS, informatique, créativité…
Ensuite, les candidats sont classés et convoqués pour les épreuves orales d’admission (anglais, LV2 et motivation) organisées indépendamment par chaque école.
Au niveau bac+3 ou plus, le schéma est quasiment identique, mais les candidats visent une intégration directe en 2e année de cursus grandes écoles, soit un niveau M1. De fait, le niveau des épreuves écrites s’élève et les candidats devront présenter le test TAGE-MAGE en guise d’épreuve de gestion, assorti d’une épreuve d’anglais et, pour le concours Passerelle ESC, d’une note de synthèse, et d’une épreuve complémentaire : LV2, sciences, philosophie, sciences humaines, STAPS, informatique, créativité… Une fois les épreuves d’admissibilité réussies, les admissions orales sont organisées indépendamment par les écoles et portent sur les langues (anglais et LV2) et la motivation.