On embauche dans l’informatique ! Mais rien de comparable avec le vent de folie soufflant au début du millénaire. Échaudés par l’éclatement de la bulle Internet, les recruteurs avancent désormais avec prudence et appuient leur développement sur des bases solides.
Aujourd’hui, impossible de communiquer ou de vendre sans dispositif technologique : Internet conquiert la planète, la téléphonie mobile offre toujours plus de services, le e-commerce connaît une croissance à deux chiffres dans les pays industrialisés et les TIC deviennent des outils incontournables pour les entreprises. Les informaticiens relèvent donc tous les défis : structuration de réseaux, veille des transactions, interopérabilité des systèmes.
Signe de la bonne santé du secteur, les recrutements progressent et certains profils deviennent même des denrées rares. “Depuis 2004-2005, la croissance a repris et touche tous les secteurs, confirme Anne Vaisbroit, déléguée aux affaires sociales chez Syntec-informatique. Le conseil, l’ingénierie, l’infogérance, les logiciels affichent une progression de 6 à 7 %. Et les offres d'emplois suivent.
Mais pas les candidats : 65 % des entrepreneurs déclarent rencontrer des difficultés de recrutement. La demande explose et se concentre particulièrement sur les développeurs produits, les commerciaux, mais aussi sur les consultants de SSII. Pour résoudre ce problème, les entreprises misent sur des politiques d’attraction et de fidélisation des compétences. Cibles visées : les jeunes diplômés, les talents étrangers et les... femmes, encore minoritaires dans le secteur, mais toujours plus appréciées pour leurs qualités d’organisation, leur diplomatie et leur sens commercial.
Pas de secret : les informaticiens de demain évoluent aujourd’hui dans les écoles d’ingénieurs. Les recruteurs l’ont bien compris et n’hésitent pas à draguer les élèves avant même la validation de leur titre ! Attention donc au chant des sirènes : un parcours bien mené et validé reste le seul atout pour accéder aux meilleures places sur le long terme.
L’ouverture sur l’international débouche également sur des perspectives de carrière impressionnantes. Les étudiants et les élèves des écoles spécialisées doivent donc cumuler les stages à l’étranger ou suivre une année de formation hors de nos frontières pour valider une expérience significative susceptible de retenir l’attention des recruteurs les plus exigeants ! De même, une double formation constitue une spécificité très appréciée chez les jeunes diplômés : finance, commerce, marketing… vous n’aurez que l’embarras du choix !
Enfin, dans un secteur où 50 % des embauches concernent les bacs+5, choisir une filière courte s’avère souvent judicieux : “Certaines sociétés préfèrent engager des bacs+2. Ensuite, elles les forment elles-mêmes à la technique et à leur culture d’entreprise. Une manière de pallier la pénurie de talents,…” conclut Anne Vaisbroit.
5 millions, nombre d’utilisateurs de la 3G (10 % du marché mobile)
14 %, pourcentage de la population mondiale utilisant Internet
10 %, progression annuelle du marché de l’infogérance
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