Le terme d’ingénieur ne relève pas d’un métier mais d’un titre habilité par la CTI (Commission des titres d’ingénieurs).
Bâtiment, mécanique, informatique, télécommunications, systèmes embarqués (…), les écoles d'ingénieurs proposent aujourd’hui des programmes spécialisés dans tous les secteurs d’activité
À l’heure de la mondialisation, les écoles d’ingénieurs se livrent une guerre concurrentielle sans concession pour attirer à elles les meilleurs élèves. Course aux labels, communication internationale, tout est bon pour recueillir le plus grand nombre de suffrages. La France tire largement son épingle du jeu en développant des programmes performants misant sur l’acquisition de multiples compétences en parfaite adéquation avec les besoins et les solutions prochaines de différents secteurs d’activité.
Technicien de haut vol avant tout, l’ingénieur évolue depuis quelques années vers de nouvelles fonctions. Et bien que l’industrie lui fasse toujours les yeux doux, il est désormais également convoité par les banques, le conseil ou encore l’audit pour des postes de consultant ou de chef de projet. Quel que soit son domaine d’intervention, ses compétences reposent avant tout sur la qualité de la formation suivie. Et celles dispensées par les écoles d’ingénieurs françaises ne manquent pas d’atouts.
Longtemps réservée aux formations courtes, l’alternance fit son entrée avec succès dans les écoles d’ingénieurs dans les années 1990. Depuis, plus de 5 000 étudiants se sont inscrits chaque année dans l’une des soixante-quinze Formations d’ingénieurs en partenariat (FIP) dont le diplôme final est reconnu par la CTI.
Les programmes dispensés, directement adaptés aux besoins des entreprises, couvrent les secteurs d’activité les plus demandés comme la mécanique, les télécommunications, l’informatique, le génie industriel, l’électronique, la production ou le BTP.
Aujourd’hui, les écoles d’ingénieurs généralistes, mais aussi les universités, proposent des formations d’ingénieurs en partenariat.
écoles d'ingénieurs accueillent des BTS et des DUT pour trois ans d’études ; quelques-uns, toutefois, recrutent directement après le bac pour une formation en cinq ans. Pour y être acceptés, les étudiants ne doivent pas se contenter de présenter un bon dossier scolaire : il leur faut également trouver leur entreprise d’accueil, alternance oblige !
Pour obtenir le titre d’ingénieur, le passage par l’une des écoles habilitées à le délivrer est obligatoire. Mais libre à chacun d’intégrer l’une d’elles au moment qui lui semble le plus opportun. Au total, un peu plus de 20 % des futurs ingénieurs intègrent une école post-bac pour une durée de cinq ans.
Les plus motivés optent quant à eux pour le passage par une classe préparatoire scientifique, qui demeure le mode d’accès privilégié des écoles d'ingénieurs les plus réputées.
Attention, quelle que soit la formule choisie, la sélection reste difficile et le passage par un concours quasi systématique ! Post-bac, les élèves sont retenu après examen du dossier, épreuves écrites et/ou orales et entretien de motivation. Post-prépa, c’est aux concours communs des grandes écoles qu’il faudra se frotter. Le mode de recrutement par la voie des admissions parallèles s’inscrit, quant à lui, dans la diversité : de la simple étude de dossier complétée par un entretien jusqu’à la série de tests plus entretien.
Bien choisir son école d’ingénieurs s’avère parfois un parcours du combattant tant les possibles frisent parfois l’impossible ! L’une des pistes à suivre d’emblée, car elle atteste de la qualité de l’établissement, est celle des visas, labels et autres habilitations. Le must en la matière reste l’habilitation du titre par la CTI.
Actuellement, 230 écoles d'ingénieurs en France sont reconnues par la CTI. L’obtention de cette habilitation repose sur un ensemble de critères parmi lesquels le programme proprement dit. Il doit en effet comprendre : un enseignement approfondi en sciences de base qui pourra valablement comporter une première expérience de la recherche ; un enseignement suffisamment large dans les dominantes de la formation visée ; une formation complète aux méthodes de l'ingénieur, incluant la gestion de projet, la maîtrise des systèmes complexes et l'informatique ; une approche concrète des technologies de l'information et de la communication ; une ouverture aux sciences économiques, sociales, humaines, juridiques, à la gestion de l'entreprise ainsi qu'à la réflexion éthique ; une formation aux savoir-faire comportementaux nécessaires à l'intégration dans un groupe (aptitudes à la communication, au travail en équipe, à la motivation et au leadership) ; une formation à tous les aspects internes ou externes de la vie en entreprise, nationale ou internationale, notamment : les relations humaines, les réseaux, l'environnement, la qualité, l'hygiène, la sécurité, la propriété industrielle… ; une pratique des langues étrangères, y compris dans les enseignements scientifiques et techniques ou les stages, etc …
Autre reconnaissance importante : celle de l’État, qui donne en outre la possibilité aux étudiants d’obtenir une bourse d’enseignement supérieur et de bénéficier du régime étudiant de la sécurité sociale. Enfin, à noter également l’appartenance de l’établissement à la Conférence des Grandes Écoles, association de Grandes Ecoles d’ingénieurs, de management et de haut enseignement multiple ou spécifique satisfaisant à un certain nombre de critères d’adhésion.
Rien ne sert d’avoir une bonne formation si elle ne correspond pas aux attentes des professionnels. C’est la raison pour laquelle les grandes écoles, écoles d’ingénieurs en tête, développent d’importants partenariats avec les entreprises.
Face à la mondialisation, les écoles d’ingénieurs mettent tout en oeuvre pour développer leurs cursus à l’international. Les formules sont diverses et variées, à commencer par la pratique de plusieurs langues étrangères (l’anglais est généralement obligatoire) et la dispense de certains cours en anglais. Les séjours d’études ou de stage à l’étranger sont également très répandus, ainsi que les accords de double diplôme.
Enfin, dans certaines spécialités, l’obtention d’un double diplôme international est tout à fait possible, à condition d’être prêt à allonger sa scolarité de six mois minimum ! On l’aura compris : teinter son parcours de quelques notes internationales devient incontournable lorsqu’on se destine à l’ingénierie.
Sur un marché en tension, un "simple" diplôme d’ingénieur ne suffit plus toujours. Les écoles l’ont bien compris en proposant à leurs élèves d’acquérir une double compétence en cours de formation ou de la compléter avec un autre diplôme au terme de leur formation.
Objectif : enrichir le profil des diplômés et faciliter leur insertion sur le marché du travail. Au top des doubles compétences : l’alliance de l’ingénierie et du management, par l’intermédiaire d’une spécialisation, voire d’un diplôme développé en partenariat avec une école de commerce.
Mais si compléter son diplôme d’ingénieur par un diplôme en management reste un must sur le marché du travail, il ne s’agit pas là de la seule option possible. Les diplômes développés avec des écoles spécialisées par exemple permettent de s’insérer dans des "niches". Certaines spécialisations en nouvelles technologies/banques-finances sont également très recherchées.
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