La communication s’invite partout : dans les stations de métro, les journaux, à la télévision et même dans nos frigos ! La com’ – pour les intimes – renaît donc de ses cendres et se réinvente après une période creuse provoquée par une conjoncture économique néfaste : “On note un éclatement de la fonction et l’apparition de nouvelles activités, remarque Marie-Pierre Bordet, déléguée générale de l’AACC.
La communication de crise, financière ou institutionnelle, s’inscrit par exemple dans cette évolution. Le secteur progresse également dans les campagnes d’utilité publique : vaccination, prévention du cancer, tabagisme passif… Cette tendance, additionnée à l’explosion d’internet et aux nouvelles technologies numériques, crée de réels débouchés. La preuve : de petites agences spécialisées, récemment créées, décrochent rapidement de beaux budgets, reprend Marie-Pierre Bordet.”
Le journalisme, à l’inverse, affiche un visage maussade. La crise des quotidiens engendre des licenciements massifs. Ainsi, dans la presse écrite, seuls les magazines tirent leur épingle du jeu mais les postes fixes se raréfient. La tendance est aux gratuits et à l’information via internet. Le secteur, particulièrement segmenté, recourt donc aux pigistes, flexibles certes, mais placés sous un statut précaire. La télévision et la radio, quant à elles, cristallisent la majorité des vocations tout en ne représentant qu’un quart des emplois du secteur.
La concurrence est rude et les opportunités se débusquent souvent par le bouche-à-oreille. Derrière la caméra, les techniciens de l’audiovisuel subissent la même loi douloureuse : le statut d’intermittent se normalise. Mieux vaut donc faire preuve de ténacité et disposer d’un bon carnet d’adresses pour aligner les 507 heures de travail requises pour conserver son statut.
Dans un milieu qui n’est pas réputé pour ses largesses, mieux vaut partir sur de bonnes bases. La concurrence entre les candidats s’accroît provoquant des exigences toujours plus fortes des recruteurs : le bac+5 (master pro et grandes écoles) devient la norme.
Parallèlement aux formations classiques, les cursus plus atypiques (école de commerce, fac de lettres, sciences politiques) constituent une option parfois payante : “Ces profils sont appréciés car ils apportent des idées et une vision différentes. Un souffle novateur en quelque sorte,” confirme Marie-Pierre Bordet. Dans ce contexte, le contenu du BTS Communication des entreprises est jugé trop théorique. Il s’avère donc indispensable de le compléter par des stages significatifs en agence ou en entreprise, voire par une licence professionnelle, pour optimiser son insertion professionnelle.
En audiovisuel, même combat. Les formations sont pléthore, mais leur qualité diffère. Privilégiez les cursus professionnalisants pour acquérir une expérience professionnelle significative et lier de nombreux contacts dans le milieu.
70 %, pourcentage de cadres dans les agences de communication (Source : AACC)
37 009, nombre de cartes de presse délivrées en 2006 (Source : CCIJP)
¼ , nombre de postes de techniciens de l’audiovisuel en CDI
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