Médical, paramédical

Législation oblige.
Les hôpitaux ont appliqué à la lettre les 35 heures. Mais faute de moyens et/ou de candidats, ils sont aujourd’hui dans l’incapacité de recruter le personnel nécessaire pour compenser le temps “libre” des équipes existantes. Cette raison parmi d’autres a transformé le personnel soignant et médical en une denrée rare et convoitée sur le marché du travail.

On recherche donc, dans le désordre, des masseurs-kinésithérapeutes, des préparateurs en pharmacie, des pédicures-podologues, des psychomotriciens, des ergothérapeutes, des orthoptistes…. La liste est longue. Le taux de natalité record, deux enfants par femme en 2006, laisse par exemple présager un besoin à court terme de puéricultrices et de leurs auxiliaires.

Plus discrets, les fabricants de prothèses en tout genre manquent progressivement à l’appel. “Les plus demandés restent toutefois les infirmiers et les aides-soignants, explique Grégoire Coutant, infirmier anesthésiste et éditeur du site www.infirmiers.com. Ces professions sont indispensables pour soutenir la politique du maintien des populations vieillissantes à domicile par exemple. Mais que les jeunes ne se laissent pas aveugler par la simple perspective d’un emploi : les fonctions médicales et paramédicales nécessitent un engagement personnel important. À l’hôpital, les jours fériés et les week-ends n’existent plus. Il faut donc être animé d’une vraie passion.”

Le problème s’annonce sensible également chez les médecins. Certaines spécialités n’attirent plus les foules (anesthésie-réanimation, chirurgie, gynécologie-obstétrique…) et les observateurs s’inquiètent des importants délais d’attente imposés aux patients pour obtenir un rendez-vous. En médecine générale, même combat. Certaines régions, frappées par la désertification médicale, engagent déjà des actions d’aide à l’installation pour attirer les jeunes diplômés dans leurs zones rurales notamment.

Une vocation, un emploi !

Bonne nouvelle ! Pas besoin d’aligner dix ans d’études après le bac pour intégrer les professions paramédicales. Certaines formations sont en effet accessibles après un BEP ou un CAP du secteur sanitaire et social : auxiliaire de puériculture, aide-soignant… Toutefois, la majorité des cursus recrutent après le bac, scientifique de préférence, pour une à quatre années d’études. La sélection s’effectue sur concours ou dossier.

À noter : plusieurs formations rares, et victimes de leur succès, s’avèrent très difficiles d’accès et nécessitent parfois une année de prépa. En faculté de médecine, le fameux numerus clausus conditionne toujours le nombre d’étudiants acceptés en seconde année. Et même si ce chiffre grandit pour anticiper les départs en retraite des médecins du papy-boom, la première année de médecine laisse toujours derrière elle un grand nombre d’espoirs déçus qui… alimentent les concours des formations paramédicales.

Chiffres clés

150 milliards d’€, chiffre de la consommation en soins et en biens médicaux en 2005
7 000, numerus clausus en vigueur depuis 2006 dans les facultés de médecine
2/3, proportion d’étudiants inscrits en formations paramédicales préparant le diplôme d’infirmier

Source DRESS : Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques

Vous souhaitez en savoir plus sur les métiers du paramédical ? Téléchargez gratuitement Connexion, les métiers du paramédical.

Découvrez les formations de ce secteur :

e-orientations : formation et métier
Flux RSS de l'orientation

Contacts Plan du site Mentions Légales Les actualités de la formation par email Liens utiles Création et réalisation : Agence Actif