Avant de vendre un produit, il faut le fabriquer. Et pour cela, il est nécessaire d'associer plusieurs matières premières au meilleur coût possible. C'est au service achat, et plus particulièrement aux acheteurs internationaux, que revient la difficile tâche de courir les continents pour dénicher les meilleures marchandises aux plus bas prix.
Les acheteurs internationaux peuvent travailler dans la distribution (en centrale d'achat par exemple), dans l'industrie, voire même dans le service public. Ce sont les acheteurs industriels qui sont les plus nombreux.
L’achat international est en pleine expansion.
Sa mission consiste à prospecter des fournisseurs à l'étranger afin de trouver son produit au meilleur rapport qualité/prix. "En tant qu'acheteur international, je dois définir une stratégie d'achat en accord avec mes coordinateurs de famille et ma direction achat afin d'avoir un panel de fournisseurs réduit, cohérent et coordonné au niveau de l'Europe. Je dois également avoir une vision stratégique afin d'éviter toute situation de monopole."
Avant la négociation finale, plusieurs étapes sont nécessaires : "Avant de démarrer un projet, explique Guirec, on recherche des fournisseurs. Une fois que l'on a trouvé les personnes, on leur demande une quotation ou l'on organise des enchères inversées par Internet. A la suite de quoi, on retient bien souvent deux fournisseurs auxquels on demande de la matière test. Parallèlement, on fixe un planning avec les services recherche et développement, et qualité. Je fais tester la matière sur notre produit, puis une fois cette étape validée, je lance la négociation." C'est lors de cette dernière que tout se joue, le but étant de faire baisser les tarifs en lien avec le volume demandé, les délais de paiement et la qualité requise. "Mais selon nos impératifs, souligne Guirec, il peut parfois être plus intéressant pour nous de négocier un bon délai plutôt qu'un bon prix."
Qui dit international dit nombreux déplacements à l'étranger : "Mes déplacements dépendent des projets développés ou des problèmes de production, approvisionnement ou packaging rencontrés. J'effectue en moyenne entre deux et dix déplacements à l'étranger par mois."
Mais lorsqu'il reste sur le site, l'acheteur n'en a pas moins un emploi du temps bien chargé et des journées de travail qui s'étirent en longueur !
Le niveau bac+4 ou bac+5 est le plus souvent demandé pour un acheteur débutant. Inutile donc d’envisager des études courtes !
Bien que destiné à vous lancer rapidement sur le marché du travail, vous pouvez malgré tout commencer votre cursus supérieur avec un BTS ou un DUT, qui vous offriront les meilleures armes pour rebondir et vous spécialiser. Pour travailler à l’international, le BTS Commerce international est le diplôme le plus approprié.
Plusieurs voies sont envisageables. Les IUP, tout d’abord offrent une formation professionnalisée
répartie sur trois ans. Également professionnalisée mais en deux ans après un bac+2, le Master Commerce International est dispensée dans une dizaine d’universités.
Si vous préférez la voie des écoles de commerce, cap sur les admissions parallèles et les hauts cursus
internationaux.
C’est à ce niveau que vous aurez l’occasion de véritablement vous spécialiser. A l’université comme dans des écoles de commerce, vous pouvez suivre un master professionnel orienté achat. <
Pour travailler à l’international, la maîtrise de l’anglais est le minimum requis, et la pratique d’une seconde langue est souvent souhaitable.
L’acheteur doit parfaitement connaître les caractéristiques de ses produits et se tenir au courant de l’évolution des technologies. La maîtrise des chiffres lui sera
précieuse pour négocier les prix et les délais de paiement. De bonnes connaissances juridiques
sont indispensables pour gérer les contrats. Sur le plan humain, des qualités relationnelles et une
certaine force de persuasion ne sont pas de trop.
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