Véritable virtuose des statistiques, l’actuaire est chargé de gérer le risque, non pas en l’annihilant, car le risque zéro n’existe pas, mais en l’anticipant pour en limiter les impacts.
Chiffres et outils informatiques de calcul n’ont aucun secret pour l’actuaire. Toujours en éveil, il reste à l’affût des dernières innovations statistiques mais aussi des informations plus générales. Il garde ainsi un regard lucide sur le marché et observe en tout état de cause l’évolution de ses concurrents. Il développe également un excellent esprit de synthèse et sait faire preuve d’un réel sens créatif : un équilibre parfait pour dégager les solutions adaptées à chaque problème posé !
Une mauvaise anticipation de l’avenir peut engendrer des pertes importantes pour une compagnie d’assurances. L’actuaire doit donc faire preuve d’une certaine sagesse et savoir se détacher des effets de mode et des formules marketing gadgets pour se concentrer sur les tendances lourdes de la société. “Je ne réalise pas des prophéties, mais des prévisions, précise Mohamed, actuaire. Pour mes calculs, je m’appuie sur l’expertise d’autres professionnels : des démographes pour les retraites, des médecins pour la santé, des ingénieurs pour les constructions… Je dois suivre une démarche rigoureuse parce que ces estimations affectent la solvabilité de mon entreprise.”
La force de l’actuaire réside dans sa capacité d’innovation. “Il faut savoir être créatif dans la gestion du risque, s’enthousiasme Mohamed. En automobile par exemple, nous avons mis au point une gamme de produits en fonction de la typologie des populations et de leurs comportements.
Pour identifier et répondre aux nouveaux besoins, l’actuaire inscrit son travail dans la transversalité. Longtemps cloisonné dans son bureau, ce professionnel des chiffres collabore désormais étroitement avec les services marketing, commerciaux et juridiques. Le dialogue avec le réseau est très important. Pour toute nouvelle idée, la rentabilité mathématique ne suffit pas. L’avis du personnel du terrain est également primordial. Grâce à eux, les actuaires sont aussi à l’écoute des clients.
L’’accès à la profession est ouvert aux diplômés ayant suivi des études supérieures en mathématiques, économétrie, statistiques, informatique ou finance.
Le BTS Assurance et le DUT Carrières juridiques, accessibles après un bac STG, ES, S, voire L, permettent d’accéder à des postes de technicien en actuariat au terme de deux ans d’études.
Une licence pro dans le domaine de l’actuariat complète un premier cycle en sciences économiques, droit, administration des entreprises (AES), mathématiques appliquées (MASS), assurance, voire une prépa scientifique pour certaines.
Les masters actuariat et gestion du risque, Ingénierie mathématique, Informatique et statistique, débouchent sur des postes de haut niveau et donc… à forte responsabilité !
Certaines formations permettent d’acquérir une spécialisation en actuariat à l’issue d’une école d’ingénieurs ou d’un cursus universitaire.
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