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Agent de surveillance

Costume sombres, carrure souvent impressionnantes, et oreillette, l’agent de surveillance est facilement reconnaissable, posté aux endroits stratégiques partout dans la ville : entrée des supermarchés, banques, boîtes de nuit, boutiques, résidences de luxe, entreprises, musées, casinos…Il assure par sa présence la sécurité des lieux publics et privés et veiller à la protection des personnes et des biens.

Attention toutefois au mythe du cow-boy à gros bras qui intervient en bousculant tout sur son passage. Loin de cette réalité, l’agent de surveillance doit au contraire résoudre les situations en toute discrétion, pour ne créer l’affolement et éviter les scandales. Patience, anticipation, self-contrôle et fermeté sont donc les premières qualités du métier.

Veiller à la sécurité, nuit et jour

Véritable vigie, l’agent de surveillance doit savoir anticiper les incidents, les gérer calmement et rationnellement et appliquer de manière stricte les règles de sécurité. Pour ce faire, sa première mission reste l’observation, immobile à son poste, le plus souvent debout, ou responsable d’une zone plus large nécessitant des rondes régulières à pied ou à l'aide d'un moyen de locomotion.
"Entre 18h30 et minuit, je travaille aux Editions Larivière, raconte Mourad, 31 ans, agent de sécurité chez Elite Sécurité. J’effectue des rondes dans la maison d’édition afin de m’assurer de l’extinction des lumières, de la fermeture des fenêtres et des portes. Je veille à ce qu’il n’y ait aucune intrusion et avant de partir j’active le système d’alarme."

Et parce que le besoin de sécurité n’a pas d’horaires, l’agent de surveillance assure souvent un rythme décalé : nuits, dimanches et jours fériés sont souvent le lot de la profession.

Pas de cow-boy dans les rangs

Pour accéder à la profession, mieux vaut montrer patte blanche, autrement dit présenter un casier judiciaire vierge. Pour gérer une situation critique, le sang-froid prime et une bonne aisance à l’oral s’impose. "La communication avec les gens est primordiale, rappelle Mourad qui officie également dans un centre commercial. La confrontation avec les clients, et notamment avec les plus jeunes, n’est pas toujours facile. J’ai parfois l’impression de jouer les éducateurs. Il faut donc savoir gérer des situations délicates avec sang froid, être ferme sans jouer au cow-boy. Un savant dosage !
"D’ailleurs, les fans de far-west risquent d’être déçus en apprenant que le port d’arme n’est pas systématique pour les agents de surveillance. Au contraire, il est exceptionnel et strictement soumis à la réglementation en vigueur.

Et en aucune raison, il n’est question de jouer les justiciers. L’agent de surveillance n’a aucun pouvoir pour sanctionner une infraction ou une intrusion illicite. Le cas échéant, il doit s’en remettre aux services d’ordres officiels.

Comment devenir agent de surveillance ?

Après la 3e

En deux ans après la troisième, le CAP agent de prévention et de sécurité prépare directement au métier. Il peut toutefois être complété par un BP en un an qui apportera un complément de formation, le BP Agent technique de prévention et de sécurité, ou une spécialisation, le BP Agent technique de sécurité dans les transports ou la MC Sûreté des espaces ouverts au public. En trois ans après la troisième, le nouveau bac pro sécurité-prévention, plus généraliste, prépare également à ce métier. A noter, il autorise la poursuite d’études en BTS Propreté Hygiène Environnement pour les meilleurs éléments.

L’AFPA prépare de son côté à un certificat de compétences professionnelles "Agent de sûreté et de sécurité privée".

Toutefois, certaines entreprises recrutent aussi des candidats non diplômés. Dans ce cas, elles ont l’obligation depuis la loi du 12 juillet 1983, de dispenser une formation initiale de base (32 heures) à leurs nouvelles recrues. Dans le secteur public, ces postes sont accessibles par concours sous certaines conditions de recrutement et de niveau de formation.

L’avis du recruteur

Inès Penot, directeur développement RH chez Brinks

Notre secteur professionnel, qui représente 150 000 salariés, est en accroissement permanent. Certaines entreprises ont leurs propres agents. Mais elles font dans la majeure partie des cas appel à des entreprises prestataires, à l’instar de Brinks qui recrute 200 à 300 agents de surveillance par an. Il existe cinq filières de métiers, qui sont autant d’occasions de progresser.
La filière surveillance est celle qui recrute le plus. Puis viennent celles de la distribution, de la télésurveillance, de l’incendie et de l’aéroportuaire. Le salaire minimum de la convention collective est de 16 284 € bruts annuel.

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