Le marché de l’immobilier est en expansion depuis quelques années. Les ventes et locations de bureaux, magasins et immeubles se multiplient mais les démarches à accomplir peuvent s’avérer compliquées pour les non-avertis. Paul Chenu, agent immobilier, est spécialisé en fonds de commerce depuis sept ans chez AIC.
L’agent immobilier est avant tout un intermédiaire entre les vendeurs et les acheteurs, les locataires et les propriétaires. Il doit user de ses qualités de médiateur pour concilier les deux parties. Une grande disponibilité est de mise pour pouvoir organiser une visite à tout moment et dans une zone géographique assez large. Un bon sens du contact, de la rigueur, de l’honnêteté et une excellente présentation sont aussi indispensables.
Pour trouver des biens à vendre, l’agent immobilier prospecte les clients potentiels à l’aide de publicité ou en allant directement à leur rencontre. “Quand j’ai un contact, je visite le fonds de commerce. J’étudie les bilans, le chiffre d’affaires, l’emplacement, l’état des lieux, le bail pour les murs, explique Paul Chenu. Je dois me tenir au courant du marché pour estimer le prix au plus juste.” Puis vient la signature d’un mandat de vente, simple ou exclusif. Cette étape est obligatoire et délègue à l’agent immobilier le droit de gérer la cession.
En bon intermédiaire, l’agent se doit de trouver des acquéreurs pour les biens immobiliers. “Avant tout, je discute avec l’acheteur potentiel pour cerner ses besoins et ses envies. Je vérifie aussi ses ressources, son apport financier et s’il n’est pas sous le coup d’une interdiction de gérance. En fonction de ces critères, je lui propose les biens. Une fois l’adéquation trouvée, l’agent organise la visite des locaux en les présentant sous leur meilleur jour.
Lorsque le client est conquis, les négociations précédant la signature du compromis de vente peuvent commencer. Les points à étudier sont nombreux avant de parvenir à un accord définitif : prix, date de reprise, conservation du personnel. “Les tractations peuvent traîner pendant plusieurs mois. Je dois jongler avec les subtilités juridiques, fiscales et les conditions suspensives pour contenter les deux parties.”
Les négociations terminées, l’agent immobilier peut accompagner son client pour l’obtention de son prêt. “Les banquiers sont de plus en plus frileux de nos jours mais je les connais bien, le dossier aussi, je peux donc défendre au mieux les intérêts de mon acheteur”, confie Paul. L’affaire conclue, l’agent immobilier doit encore régler les formalités administratives : inscription au greffe, à la CCI ou la chambre des métiers, aux impôts, à l’Ursaff.
Différents diplômes ouvrent les portes de l’immobilier. Mais le métier requiert de larges connaissances juridiques, techniques, commerciales et financières. Bien souvent, un simple bac+2 ne suffit plus.<
Le BTS et le DEUST Professions immobilières sont les deux formations courtes les plus adaptées au métier. Vous pouvez aussi vous diriger vers un BTS Comptabilité gestion ou un DEUST Administrateur de biens, études immobilières, ou encore un DUT Carrières juridiques ou Gestion des entreprises et administration.
Des écoles privées recrutent après le bac pour former aux métiers de l’immobilier.
Plusieurs licences professionnelles sont accessibles avec un diplôme de premier cycle de l’immobilier, de droit ou de gestion.
Enfin après une maîtrise juridique, vous pouvez intégrer les Master Droit immobilier et de la construction ou management immobilier.
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