Lorsqu’il reprend les vignes de son grand-père après son bac professionnel Conduite et gestion de l’exploitation agricole, spécialité “Vigne et vin”, Jean-Christophe Bourbon réduit aussitôt l’utilisation des produits chimiques. En 2000, il franchit une étape supplémentaire en se convertissant à l’agriculture biologique. Après trois ans de travail émérite, il obtiendra prochainement la labellisation "bio" pour la conformité et la qualité de sa production de beaujolais.
L’agriculture bio, encore marginale en France, se hisse au 19e rang européen sur le plan de sa superficie. Tout le secteur agricole a pourtant besoin d'agriculteurs biologiques pour assurer la relève et compenser les départs à la retraite.
Jean-Christophe ne se contente plus de cultiver sa vigne composée des cépages gamay et chardonnay. Il vinifie lui-même son vin. Fini donc le recours à la coopérative ! “J’ai ainsi réduit les rendements. Pour la fermentation, je travaille avec des levures indigènes, qui sont naturellement présentes sur le raisin, et non avec des levures sélectionnées commercialisées par les laboratoires. En conséquence, j’obtiens des vins qui reflètent véritablement le terroir.”
Jean-Christophe commercialise également sa production. Dès septembre prochain, il se lance dans l’exportation et la vente directe de vins vers l’Allemagne ou le Japon pour satisfaire une clientèle internationale toujours plus amatrice de beaujolais bio !
Olivier Desmaret, 35 ans, coiffe également la casquette d’agriculteur biologique. Depuis janvier 2007, cet ingénieur exploite une ferme située en Picardie à 40 km d’Amiens. Il consacre l’essentiel de son activité à l’élevage de vaches allaitantes et à la polyculture : blé pour la production de farine et de pain ; céréales et protéagineux destinés à l’alimentation animale. Toute son exploitation est placée sous la bannière “agriculture biologique”.
Concrètement, il n’utilise pas de produits chimiques : les animaux mangent donc bio. Les soins vétérinaires, 100 % naturels, reposent sur la médecine alternative comme la phytothérapie et l’aromathérapie. “Une telle agriculture se base sur l’utilisation de savoir-faire anciens et d’outils mécaniques. S’y ajoute l’agronomie, avec la rotation des cultures et un calendrier des semis spécifique : plus on sème le blé tard, plus on réduit le développement des maladies et des mauvaises herbes.”
Les formations agricoles sont accessibles à tout niveau d’études. Elles incluent aujourd’hui une initiation à l'agriculture biologique sous la forme de modules d'agronomie, de technique et d'économie ou de modules optionnels spécifiques à l’agriculture biologique.
Vous pouvez préparer en deux ans le BEPA Conduite de productions agricoles et choisir parmi trois spécialités : “Productions animales”, “Productions végétales”, “Vigne et vin”.
Vous avez accès au bac professionnel Conduite et gestion de l’exploitation agricole. Quatre options vous sont proposées : “Production du cheval”, “Productions animales”, “Productions végétales”, “Vigne et vin”. Cette formation d’une durée de deux ans ne débouche pas directement sur une poursuite d’études. Seuls les meilleurs bacheliers peuvent s’orienter vers un BTSA.
Du BTSA Analyse et conduite de systèmes d’exploitation, en deux ans, aux formations des écoles, les parcours ne manquent pas ! Certaines écoles recrutent d’ailleurs les bacheliers de séries scientifiques ou technologiques à partir de concours communs.
Les grandes écoles d’agronomie et d’ingénieurs des travaux agricoles sont ouvertes principalement aux élèves issus des classes préparatoires. Mais elles organisent aussi des concours spécifiques destinés aux autres titulaires d’un bac+2 (BTS, BTSA…).
Contacts Plan du site Mentions Légales Les actualités de la formation par email Liens utiles Création et réalisation : Agence Actif