Autonome dans son travail, l'attaché commercial doit faire preuve de rigueur, d'organisation et d'initiative pour gérer son temps au mieux. Véritable ambassadeur de son entreprise auprès des clients, il affiche également une présentation et une ponctualité irréprochables.
L'attaché commercial est avant tout un expert technique qui connaît bien ses produits. Didier Content, attaché commercial, nous rappelle que la vente n’est que la partie émergée de l’iceberg. Derrière se cache un important travail de fond.
Véritable force de vente de l'entreprise, l'attaché commercial ne souffre pas trop de la crise de l'emploi.
En bon vendeur, l’attaché commercial va au-devant de ses clients. Ses journées sont principalement
consacrées au démarchage des entreprises ou des artisans qui pourraient être intéressés par ses produits.
“Je parcours environ 250 à 300 kilomètres par jour, raconte Didier. Je visite les boulangers que je connais... et les autres. Ces rencontres permettent de me constituer un fichier d’informations très précis. Et je me renseigne également sur la concurrence. C’est très important de toujours se tenir informé.” Mais avant de discuter directement avec ses clients l’attaché commercial doit passer ce que l’on appelle communément le “barrage des secrétaires”. “En fait, je dois d’abord séduire la boulangère ou ses vendeuses avant de descendre au fournil, c’est tout un art, mêlant courtoisie et gentillesse, avoue Didier. Parfois, j’effectue de simples visites de courtoisie, pour voir si tout va bien, vérifier si les dernières livraisons se sont bien passées ou simplement discuter. Je ne laisse pas s’écouler plus d’une quinzaine de jours entre deux rencontres pour entretenir les relations. En fait, la plus grande priorité pour moi, ce n’est pas de vendre à chaque fois, mais de pouvoir revenir. Je mise sur le long terme, pas sur les gros coups ponctuels.”
Cette proximité permet à l’attaché commercial de développer une relation de confiance avec ses interlocuteurs. Cette situation lui donne un avantage certain par rapport à ses concurrents. Tout d’abord, il est aux premières loges pour détecter les besoins de ses clients et leur proposer une solution adaptée. Ensuite, les clients se tournent naturellement vers une personne qu’ils connaissent déjà plutôt que vers un parfait inconnu pour passer une commande. Et encore, pour le vendeur, tout n’est pas toujours gagné. “Certaines affaires sont plus difficiles à réaliser que d’autres. Quelque fois, je sors épuisé. Un jour, j’avais tellement argumenté que je ne me rappelais plus où j’avais garé ma voiture en sortant de la boutique, s’amuse Didier. Décrocher une commande est l’aboutissement d’un travail long et fastidieux. Une récompense en quelque sorte. Et comme le résultat appelle le résultat, ça m’encourage à me donner encore plus.”
Après un BEP dans le domaine du tertiaire, type Vente-action marchande, vous pouvez entamer le nouveau bac pro Vente. Ce diplôme professionnalisant vous permet d'accéder au poste d'attaché commercial. Néanmoins, devant l'augmentation du niveau scolaire requis à l'embauche, il peut être bénéfique d’entreprendre la préparation d’un BTS.
Après un baccalauréat STG, ou un autre bac général, vous pouvez intégrer le BTS Négociation et relation client. A l'université, le DUT Techniques de commercialisation, plus théorique, permet une poursuite d'études plus aisée. Les instituts des forces de vente, rattachés aux chambres de commerce et d'industrie régionales, accueillent les bacheliers pour des formations professionnalisantes en un ou deux ans.
Après un diplôme sanctionnant deux années d'études dans l'enseignement supérieur, les licences professionnelles vous ouvrent leurs portes. Cette année peut aussi vous permettre de vous perfectionner dans un domaine particulier.
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