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Auxiliaire de vie

Le vieillissement de la population associé aux politiques privilégiant le maintien à domicile des personnes dépendantes joue en faveur du développement d’un nouveau métier : l’auxiliaire de vie. Au quotidien, elle (le métier est principalement féminin) accompagne les personnes âgées ou handicapées dans tous les gestes de la vie de tous les jours : toilette, déplacements, repas, et quelques tâches ménagères.

L’auxiliaire de vie se doit d’être organisée pour assurer tous les détails de la vie quotidienne, et gérer un emploi du temps bien rempli et des horaires segmentés. L’intervention à domicile nécessite également tact et discrétion ; la priorité étant d’aider dans le respect de l'intimité et du mode vie, sans porter de jugement.  Enfin, ce professionnel est ouvert au dialogue (notamment avec l'entourage) et affiche une bonne résistance physique et psychologique.

Le soutien des personnes dépendantes

Auxiliaire de vie, un métier d’actualité ! En effet, avec l’allongement de la durée de vie, la création de l’allocation personnalisée d’autonomie et le plan II du gouvernement en faveur du développement des services à la personne, le recrutement d’auxiliaires de vie n’est pas prêt de se tarir. En intervenant au domicile des personnes âgées ou handicapées ou directement dans les maisons de retraite, l’auxiliaire de vie a pour mission d’améliorer le quotidien et de stimuler l’autonomie des personnes visitées.
"Chaque jour, je m’occupe de quatre personnes différentes. Selon leur besoin et leur degré d’autonomie, je leur fais leur toilette, je prépare les repas, je fais le ménage, je les accompagne faire leurs courses…", détaille Nadia, 49 ans, auxiliaire de vie chez Logivitae. Ce professionnel de l’assistance à domicile peut aussi être amenée à s’occuper des démarches administratives, veiller au suivi des prescriptions médicales ou familiales.

Un emploi du temps chargé mais segmenté

Mais au-delà de ses missions "mécaniques", l’auxiliaire de vie est aussi présente pour écouter et réconforter les personnes âgées. Ceci suppose donc des qualités humaines et relationnelles hors pair comme une véritable capacité d’écoute, une certaine discrétion et un sens de l’analyse aiguisé.
En effet, il peut lui arriver d’avoir à signaler un état inhabituel des personnes âgées visitées. Elle devra alors en référer à ses supérieurs mais aussi à l’entourage familial. Attention, outre des contraintes physiques, ce métier est également très chronophage. Même si elle n’est présente que quelques heures par jour selon le degré de dépendance du senior, l’auxiliaire de vie doit souvent intervenir tôt le matin pour le lever et revenir pour le déjeuner, le dîner et le coucher. Des journées très rythmées donc.

Qu’elles exercent dans le secteur privé, associatif ou public, par exemple dans les centres communaux d’action sociale, les auxiliaires de vie sont le plus souvent employées à temps partiel. Mais avec l’allongement de la durée de vie, gageons que ces emplois ne tarderont pas à se généraliser à temps plein.

Comment devenir auxiliaire de vie ?

Même si ce n’est pas encore impératif, la tendance est tout de même à la professionnalisation du métier d’auxiliaire de vie

Après 18 ans

En remplacement de l’ancien CAFAD (certificat d’aptitude aux fonctions d’aide à domicile), il existe désormais un diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale (DEAVS) ouvert aux candidats de 18 ans minimum. Au programme : un cursus en 9 à 36 mois de cours et 4 mois de stage.

Après la 3e

Plusieurs formations apportent des équivalences totales ou partielles du DEAVS : les CAP petite enfance, employé technique de collectivité, et assistant technique en milieu familial ou collectif, le CAPA services en milieu rural, le BEP Carrières sanitaires et sociales (reconduit en 2009 malgré la réforme du bac pro), et le BEPA option "service aux personnes" (reconduit en 2009 malgré la réforme du bac pro). Pour compléter ces diplômes, la MC aide à domicile en un an est accessible avant la majorité.

L’avis du recruteur

Dafna Mouchenik-Morvan, directrice de Logivitae, entreprise d’aide et de maintien à domicile pour personnes en perte d’autonomie, Paris
Le marché de l’emploi pour cette fonction est en forte croissance. Le développement des services à la personne et l’allongement de la durée de vie ont de plus contribué à accroître la demande en auxiliaires de vie. La fonction publique territoriale est ce qu’il y a de mieux à mon sens : les auxiliaires y ont des emplois du temps cohérents dès leur entrée, avec de multiples avantages, par exemple celui d’être fonctionnaire.
Mais le secteur privé recrute davantage, pour l’aide à domicile. Attention : les temps partiels et les déplacements y sont légion. Sans diplôme, vous toucherez le Smic.

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