Le décorateur-étalagiste est avant tout un artiste doublé d’un commercial. Pour remplir au mieux son office, il fait preuve de créativité et connaît sur le bout des doigts sa cible et les procédés marketing pour l’atteindre.
Le décorateur-étalagiste maîtrise avec subtilité les couleurs, les styles, les matières et les harmonise au mieux. Habile de ses mains, il est également capable de travailler des matériaux divers (bois, carton, …) pour concevoir les décors dont il a besoin. Très disponible et doté de bonnes capacités relationnelles, il reste humble surtout en début de carrière, le temps de se constituer un book solide, avant de s’attaquer aux enseignes les plus prestigieuses.
Ne se prétend pas décorateur-étalagiste qui veut. “Bien sûr, tout le monde est capable d’enfiler un pull et un jean sur un mannequin de résine mais… tout se joue dans les détails, affirme Erik. Il y a un réel travail de réflexion et de création à effectuer en amont.” Avant de se lancer, le décorateur-étalagiste s’entretient avec son commanditaire pour cerner ses besoins et ses attentes. Il réalise ensuite quelques croquis, sur papier ou sur ordinateur, pour présenter ses idées et étudier leur faisabilité en tenant compte de la sécurité. L’ensemble se doit d’être stable et de ne pas représenter un danger pour les clients. “Malheureusement, aujourd’hui, la créativité se trouve souvent reléguée au second plan, déplore Erik. Toutes les boutiques d’une même enseigne affichent exactement les mêmes produits, les mêmes agencements, dictés par des cahiers des charges précis. Au final, elles ne se distinguent plus les unes des autres et donc ne remplissent plus leur rôle : attirer l’attention. Je suis sûr que les clients se lasseront vite de ces vitrines standardisées. De mon côté, je revendique une totale liberté de création. J’aime bousculer les convenances et proposer des dispositions un peu décalées. C’est cette petite touche en plus qui provoque le déclic dans la tête du passant.”
Un bac STI ou un BT dans le domaine des arts appliqués se révèle une excellente base de départ. Les bacheliers issus d’autres filières devront, quant à eux, passer par une classe de Mise à niveau en arts appliqués (MANAA) avant d’intégrer toute formation supérieure. Au sortir des études, peaufinez votre book car la créativité et le sens artistique prévalent souvent sur le diplôme obtenu.
En deux ans, les BTS Communication visuelle “Design d’espace” ou “Design de produit” mais aussi les DSAA Architecture intérieure et création de modèles ou Arts et techniques de communication apportent des compétences techniques et des savoirs généralistes. Le DNAT Design d’espace délivré par les écoles d’art prévaut également dans la profession mais nécessite trois années d’études. Les écoles privées Plusieurs établissements privés proposent des formations “maison” dans le domaine de la décoration d’étalage. Elles recrutent à bac ou bac+2 pour des cursus en un à trois ans et s’avèrent souvent coûteuses. Alors, avant de vous engager, consultez la liste des enseignants, visitez les locaux, renseignez-vous sur les potentialités de recrutement post-formation des anciens élèves… Ces précautions vous aideront à choisir l’établissement le mieux adapté à votre projet professionnel.
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