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Médecin du sport

Si la traumatologie est une des composantes de la profession, la prévention joue un rôle de plus en plus important. Inutile donc d’être un sportif de haut niveau pour consulter un médecin du sport, bien au contraire.

Aux connaissances médicales s’ajoutent une passion pour le sport et souvent une pratique régulière. Si une spécialisation est possible, le médecin du sport doit évidemment connaître les principaux sports pratiqués. La psychologie et l’écoute sont indispensables. Week-ends, jours fériés, soirées, il assiste aux compétitions et assure les consultations en cabinet la semaine. Lui aussi doit être en excellente condition physique, pour tenir les cadences de travail.

Sur tous les fronts

Où rencontrer un médecin du sport ? Sur les terrains de sport lors des compétitions, mais aussi lors des entraînements, car il doit suivre “ses” sportifs de A à Z. Aujourd’hui, les dirigeants de clubs ne font plus faire n’importe quoi à leurs adhérents, mais personne n’est à l’abri d’une blessure. Le médecin du sport doit gérer les petites blessures pour éviter qu’elles ne deviennent de grosses blessures. La psychologie et la persuasion sont de rigueur, car il est souvent impensable pour un athlète de déclarer forfait à la veille d’un grand rendez-vous.

Les anciens sportifs et les débutants passent aussi entre les mains expertes d’un médecin du sport. Explication des règles de base, comme les échauffements, les étirements, les gestes à éviter, le type de chaussures à employer en rapport avec le sport choisi, l’alimentation avant, pendant et après l’effort, les effets secondaires de certains médicaments… Et un suivi tout au long de l’année.

Autre rôle important auprès des enfants, dans le cadre de traiter des pathologies de croissance par exemple, lors de visite en cabinet ou en club. Dès qu’il s’agit d’affiner un diagnostic ou de pathologies qui sortent de son domaine de compétence, le médecin du sport travaille avec des ORL, des kinésithérapeutes… Un travail collégial intéressant pour les deux parties. Des collaborations qui débouchent aussi sur l’organisation de débats auprès des jeunes et des moins jeunes sur les méfaits du tabac ou encore du dopage.

Comment devenir médecin du sport ?

Les études en vue du diplôme de docteur en médecine spécialisée durent dix ou onze ans après le bac. Elles se déroulent à l'université et allient théorie et pratique.

Après le bac

À l'issue de la 1re année, seulement 10 % à 25 % des étudiants réussiront le concours d’entrée en 2e année. En 2e et 3e années, ceux-ci accomplissent au moins 400 heures de stages. La 2e partie du 2e cycle dure trois ans. Ils constituent l'externat. À l'issue de ce cycle, le concours de l'internat permet d'accéder au 3e cycle.
Le 3e cycle dure quatre à cinq ans selon les spécialités. Actuellement, le concours de l'internat donne accès à neuf disciplines, à l'intérieur desquelles se déclinent les différentes spécialités, dont médecine et biologie du sport, pour les futurs médecins du sport. Le cursus est sanctionné par l'obtention d'un diplôme d'études spécialisées .
La validation du 3e cycle implique la soutenance d'une thèse de doctorat, à l'issue de laquelle est délivré le diplôme d'État de docteur en médecine.
Certaines universités proposent des DU accessibles aux étudiants de 2e cycle. Quelques-unes les ouvrent même à des étudiants non médecins (professeurs de sport, entraîneurs).

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