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Motocycliste dans la gendarmerie

Diplôme : Autre
Domaine : Armée, Défense sécurité

La gendarmerie compte environ cinq mille motocyclistes servant au sein des quatrevingt- dix-sept escadrons départementaux de sécurité routière. Chaque EDSR comprend vingt à deux cents militaires, dont 60 % sont des motocyclistes.

Rigueur, esprit d’équipe, sens de la hiérarchie, mais aussi aptitude au contact avec le public dans son aspect répression et prévention restent les compétences de base pour devenir motocycliste dans la gendarmerie. Une excellente condition physique doublée d’une capacité d’évaluation des risques sont également indispensables à l’exercice de ce métier.

Des missions variées

Si le recrutement s’opère parfois directement auprès des civils, il s’effectue dans sa grande majorité sur les bases du volontariat au sein de la gendarmerie. Il faut donc tout d’abord être gendarme avant de choisir la spécificité motocycliste. La formation, très sélective, s’explique par la variété des missions à accomplir. L'objectif principal du motocycliste est de sauver des vies. Son rôle le conduit également à apporter son soutien en cas d’accidents, dans le cadre de la surveillance et de la régulation du trafic routier, des contrôles des usagers de la route (vérification des papiers, de l’alcoolémie et de la vitesse, réglementation des poids lourds...).

Les motocyclistes ont aussi pour mission d’escorter les transports exceptionnels, les convois de personnalités, les courses cyclistes, ou encore de participer à l’éducation routière à l’occasion des journées spéciales organisées dans les établissements scolaires et les centres d’ambulances.

30 000 kilomètres par an

“Nous passons parfois douze heures par jour sur notre moto, explique l’adjudant Laurent, adjoint du commandant de la brigade, ce n’est donc pas toujours facile de concilier vie de famille et travail. Nous disposons de deux week-ends de repos par mois, sauf en été lors des départs et retours des vacanciers ou occasionnellement lors de journées spéciales telles la Saint Sylvestre. Mais ce n’est rien lorsqu’on est passionné.”

Comme ses collègues, l’adjudant Zanetto, motocycliste depuis 2002, a choisi ce métier pour pouvoir associer passion de la moto et carrière militaire. Surentraînés, sportifs accomplis, aptes à affronter toutes les situations d’urgence, ces hommes et ces femmes ne sont pas à l’abri d’un accident même s’ils pilotent des grosses cylindrées avec dextérité. Mais, comme tout motard digne de ce nom, ils préfèrent ne pas y penser et remplir avec fierté leurs missions.

Comment devenir motocycliste ?

Les motocyclistes sont recrutés parmi les officiers et les sous-officiers volontaires servant déjà en gendarmerie. Ils doivent d’abord répondre à certains pré requis avant de se diriger dans cette voie.

Les candidats sont ensuite évalués dans le cadre d’un pré-stage d’une semaine au centre national de formation à la sécurité routière. S’ils réussissent, ils intègrent alors un stage de formation de cinq semaines durant lequel ils suivent des cours théoriques sur la sécurité routière, s’entraînent lors de mises en situation, pratiquent le pilotage sur pistes et sur routes.

Les sous-officiers suivent, eux, un stage de onze semaines pour acquérir une véritable "culture sécurité routière", maîtriser le pilotage des motos de grosse cylindrée et développer les compétences professionnelles nécessaires à l’exécution des missions de police de la route.

Tous les officiers et les sous-officiers servant en unités motocyclistes sont appelés en stage d’évaluation et de perfectionnement tous les cinq ans et ce, jusqu’à l’âge de cinquante ans. Si le niveau de l’un d’entre eux est jugé insuffisant, il peut se voir contraint d’abandonner son poste.