Les orthophoniste sont actuellement 13 000 en France. Leur rôle : rééduquer les patients souffrant de troubles du langage oral et écrit.
Outre les connaissances liées à sa profession en linguistique, neurologie, psychologie ou encore phonétique, l'orthophoniste doit avoir une élocution et une orthographe parfaites. La rééducation étant souvent longue, une grande patience est indispensable, ainsi que de bonnes qualités relationnelles afin de mettre le patient en confiance.
Dans près de 80 % des cas, l'orthophoniste exerce à titre libéral en cabinet privé. Il est possible, pour débuter, de s'associer avec un orthophoniste déjà installé.
Des patients qui se divisent en deux catégories : les enfants et les adultes : "Je traite environ 80 % d'enfants et 20 % d'adultes", remarque Michel Barbier, orthophoniste. Avant de prendre le mal à la racine et de traiter le problème, l'orthophoniste doit suivre un parcours bien précis : "Avant toute chose, nous établissons un bilan orthophonique, qui nous permet de prononcer un diagnostic. L'examen, qui dure 1h30 à 2h00, comprend tout d'abord un entretien avec le patient, qui permet de connaître l'histoire de l'intéressé et tout ce qui se rapporte à son langage. Vient ensuite la phase de tests : d'articulation, de dénomination d'image ou de récit d'histoire pour les troubles du langage oral et d'orthographe ou de lecture pour les troubles du langage écrit". C'est sur cette base que le praticien détermine la réalité d'un trouble et élabore un plan de rééducation.
Suivant l'ampleur du problème, la rééducation peut aller d'une à trois séances d'une demi-heure par semaine. Au cours de ces dernières, l'orthophoniste utilise diverses méthodes pour corriger le défaut. "Nous utilisons tous les canaux qui ne s'appuient pas sur le langage et avons recours à tout ce qui est visuel et sensitif. Nous utilisons beaucoup les jeux, ainsi que le dictionnaire".
Afin de diversifier son travail, Michel Barbier a fait le choix de partager son temps entre son cabinet libéral et un institut médico-éducatif, dans lequel il fait appel à d'autres pratiques. De quoi bien occuper ses journées. "En tant que salarié, je suis aux 35 heures, mais en tant que libéral, je ne suis pas limité dans mes horaires. Et il est très difficile de refuser un patient… Malheureusement, en libéral, il faut aussi prendre en compte le temps passé sur les papiers administratifs comme la comptabilité et la tenue des dossiers". Mais aussi passionné soit-il par son métier, le week-end, pour Michel, c'est sacré. Du temps libre qu'il met efficacement à profit. "J'en profite pour avoir des activités culturelles comme la musique et le théâtre. A mon sens, cette approche est essentielle, et peut aider à certaines rééducations".
Il n'existe qu'un seul diplôme pour exercer le métier d'orthophoniste : le certificat de capacité d'orthophonie. Ce dernier se prépare en quatre ans à l'université dans les UFR de médecine.
Pour accéder au concours d'entrée de la première année, il faut être titulaire du baccalauréat. Mais attention, certains instituts d'orthophonie privilégient la candidature d'étudiants ayant déjà effectué une ou deux années d'enseignement supérieur. A noter que certains instituts privés proposent une année de préparation au concours. Attention, car ces derniers ne sont pas agréés par l'Education nationale et aucune statistique ne fait état de leurs taux de réussite.
Une fois le concours obtenu, la formation comprend l'acquisition de connaissances fondamentales, l'apprentissage de matières spécifiques, un mémoire de recherche et des stages.
Certaines universités proposent des poursuites d'études après le certificat d'aptitude à l'orthophonie. A Villeurbanne, on propose un DU neuropsychologie et un DU formation de formateurs en orthophonie. Il est également possible de s'inscrire en licence sciences sanitaires et sociales, sciences de l'éducation ou sciences du langage.
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