L’eau courante qui jaillit du robinet relève d’un réseau complexe de canalisations, pompes et autres clapets. Le maître d’oeuvre de ce système d’alimentation est le plombier.
Le métier de plombier est avant tout manuel, il requiert donc une certaine dextérité, de la minutie et une conscience du travail bien fait. Une bonne condition physique est indispensable pour pouvoir déplacer les éléments sanitaires lourds et se plier aux contorsions nécessaires pour accéder aux canalisations.
Le secteur sanitaire et thermique est appelé à se développer. Les plombiers installés à leur compte sont très demandés et ont un carnet de rendez-vous bien rempli. Ils ont même du mal à satisfaire toutes les sollicitations.
Le plombier intervient partout où l’on trouve de l’eau dans une contruction. Mais de la simple réparation de fuite à la pose d’une chaudière murale, la tâche est vaste. David, plombier-chauffagiste et employé municipal. “Je fais principalement de la maintenance dans les bâtiments de la ville. Je vais d’un chantier à un autre pour réparer un lavabo obstrué ou un radiateur percé.” Le plombier a aussi un rôle de rénovation des équipements. Ce travail est nécessaire pour respecter les nouvelles normes en matière de sécurité, surtout depuis l’interdiction de l’utilisation du plomb pour les tuyauteries. Lors de la construction d’un bâtiment neuf, le plombier intervient en deux temps. “Lors de ma première visite, je perce les murs et les sols pour mettre en place le réseau de canalisations en suivant les plans établis par l‘architecte. Ensuite, je reviens avant les finitions pour poser les éléments, tels les baignoires, les lavabos ou les chaudières.
Le métier de plombier requiert un haut niveau technique. Chaque situation présente ses propres difficultés et l’installateur doit savoir s’adapter. “Souvent, les gens me disent simplement qu’ils ont une fuite et me demandent des conseils par téléphone, mais il existe tellement de causes différentes que je ne peux rien dire sans m’être déplacé”, s’amuse David. Pour les tuyaux, même cassetête, il en existe de tous les diamètres et dans des matériaux plus ou mins faciles à travailler. Avant de commencer, j’étudie le terrain et je choisis les conduits en fonction de la future utilisation des installations sanitaires, le nombre de robinets qui fonctionneront en même temps par exemple. Je m’adapte aussi à l’arrivée d’eau générale. Si je branche un raccord trop petit, je risque un coup de bélier à cause de la pression. Ensuite, je façonne les canalisations pour les mettre en place et effectue les soudures. Parfois, je dois tirer des canalisations sur une centaine de mètres en partant des égouts.”
Dans le secteur de la plomberie, les doubles compétences sont très appréciées. Beaucoup d’installateurs en sanitaire sont également zingueur, couvreur ou chauffagiste.
Les CAP Plombier sanitaire ou Installations sanitaires vous permet d’accéder à des postes d’ouvrier professionnel. Mais il est conseillé de poursuivre en préparant une mention complémentaire ou un brevet professionnel afin d’approfondir vos connaissances ou d’élargir votre champ de compétences.
Selon vos préférences, vous pouvez vous orienter vers un brevet professionnel Monteur en installations de génie climatique ou Plombier. Autre possibilité, les brevets de maîtrise, délivrés par la chambre des métiers, au choix les spécialités de couvreur, couverture-zinguerie, plombier, plombier-sanitaire, monteur en chauffage ou encore installation sanitaire. Vous pouvez aussi vous tourner vers un bac pro Énergétique ou Bâtiment si vous désirez poursuivre vos études.
