Après quelques années aux urgences pédiatriques, Karine décide d’aller plus loin et entame la spécialisation de puériculteur. Puis elle travaille six ans au service de néonatalogie, auprès des prématurés.
Bien sûr, un puériculteur doit aimer les enfants, être dotée d’une certaine douceur, mais aussi savoir prendre des responsabilités. Une oreille attentive, le sens de l’observation et du dynamisme sont également des qualités utiles. Si il travaille en PMI, en hôpital ou en clinique, le puériculteur devra faire preuve de disponibilité pour assurer des gardes la nuit et le week-end.
L’infirmière puéricultrice dispense les soins infirmiers courants, veille au maintien d’une bonne hygiène et décèle les problèmes éventuels, les maladies ou les mauvais traitements. “Avec toute l’équipe, nous réactualisons le projet pédagogique régulièrement, raconte Karine. C’est un travail important car les trois premières années sont primordiales chez les enfants. Toutefois, je ne les considère pas comme des disques durs d’ordinateur, je m’emploie à les laisser apprendre à leur rythme.”
Le relationnel tient aussi une part importante dans la profession de puéricultrice. Elle accueille les parents et instaure un dialogue. Eux aussi sont désorientés, surtout pour le premier enfant ou dans les familles monoparentales. Ils ont besoin d’être accompagnés, écoutés, conseillés et rassurés.
Dans leurs relations avec les autres, les enfants sont entiers, il n’y a pas de demi-mesure. De plus, la puéricultrice peut être confrontée à des situations dramatiques. L’émotionnel tient donc une place centrale dans ce métier, avec tous les avantages et les inconvénients que cette relation particulière comporte. “Les enfants sont très demandeurs, ils me vident de mon énergie, raconte Karine, mais ils donnent tellement en retour que ça me ressource.
J’essaie de conserver une barrière entre le professionnel et ma vie privée. Ce n’est pas toujours facile. On ne travaille pas avec des cailloux, donc on se lie facilement. Mais les relations humaines, c’est ce qui rend mon métier si passionnant.”
Tous les titulaires du brevet âgés de 17 ans minimum peuvent se présenter au concours d’auxiliaire de puériculture. Le candidat admis travaille sous la responsabilité de la puéricultrice, dispense les soins les plus courants et organise des activités éducatives. Toutefois, pour réussir l’examen d’entrée, il est conseillé de posséder un CAP petite enfance ou un diplôme de niveau V du secteur sanitaire ou social. Les BEP les plus adaptés sont : Carrières sanitaires et sociales et Services aux personnes. Après trois ans d’exercice, vous pouvez tenter d’intégrer la formation d’infirmier.
Le concours ouvrant accès à la formation de puéricultrice nécessite un diplôme d’Etat d’infirmier ou un diplôme d’Etat de sage-femme. Vous devrez donc suivre l’une de ces deux formations avant d’entamer la spécialisation puériculture en un an.
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