Qui ne s’est jamais vu prescrire une prise de sang de toute sa vie ? Personne, petit comme grand.
La rigueur et la précision appartiennent au domaine de l’évidence pour le technicien de laboratoire qui, au quotidien, se conforme à des processus méthodologiques stricts et à des règles d’hygiène draconiennes. Curiosité, réactivité et goût pour les évolutions technologiques restent également requis pour exercer cette activité qui ne souffre aucun amateurisme. Enfin tout technicien de laboratoire rencontre durant sa carrière des pathologies lourdes, notamment en milieu hospitalier. Mieux vaut donc savoir préserver son équilibre psychologique.
En 2008, les piqûres s’apparentent encore pour beaucoup à une épreuve. “Nous avons tout ce qu’il faut pour remettre sur pied les grands gaillards qui tournent de l’œil, précise en riant Valérie. Le contact, ça nous connaît. Nous devons aussi rassurer les petits. C’est pourquoi nous arborons une jolie collection de peluches pour nous y aider.” Concrètement, un technicien de laboratoire effectue, à partir d'une prescription médicale, des analyses de sang, d'urine ou de tissus (peau, gorge…). Chaque échantillon est soigneusement étiqueté avant de passer dans des appareils perfectionnés. Le technicien suit scrupuleusement tous les protocoles, rédige des comptes-rendus d'analyses et de conclusions qu’il transmet ensuite à un médecin, un pharmacien... Plus encore : il assure la maintenance des appareils, le respect des procédures, les contrôles journaliers des matériels. Les formations sont donc régulières, voire parfois obligatoires. Seul maître mot pour ces professionnels de l’analyse ? La responsabilité. “Si personne n’est parfait, précise Valérie, le technicien n’a bien entendu que peu le droit à l’erreur.”
Comme tous les passionnés de biologie, Sylvie a pensé poursuivre dans le secteur de la recherche après son BTS Analyses biologiques. Si les aléas de la vie en ont décidé autrement, après vingt ans de carrière, elle n’a aucun regret. “Ici nous sommes vraiment en contact avec le patient et nous effectuons le plus souvent des analyses de routine. Par exemple la vérification du taux de cholestérol. Nous annonçons aussi de bonnes nouvelles, comme la confirmation d’une grossesse. Notre activité nous conduit à entrer dans l’intimité des gens mais sans le stress généré en milieu hospitalier. J’ai exercé dans ce secteur pendant plus de dix ans. Certes le travail y est plus varié mais également plus éprouvant. À un moment, j’en ai eu assez d’entendre parler de chimiothérapie, de décès et de travailler de nuit. Dans un laboratoire comme le nôtre, un lien se crée. Et lorsque nous proposons à certains de nos patients d’opérer leur prise de sang à domicile, ils refusent. Beaucoup nous font la bise et amènent les croissants ! Public, privé, recherche et développement… Il y en a pour tous les goûts. C’est une grande chance, sachons en profiter.”
Afin de mettre toutes les chances de votre côté, optez pour les bacs S ou STL spécialité “Biochimie-génie biologique” avant de commencer vos études supérieures.
Pour exercer le métier de technicien de laboratoire, il faut être titulaire d'un BTS Analyses biologiques. Au programme des festivités donc, biochimie, microbiologie, hématologie, immunologie… mais aussi connaissance du milieu professionnel. Ce BTS peut évidemment se dérouler par la voie de l’alternance.
Le BTS Biotechnologies et le DUT Génie biologique option “Analyses biologiques et biochimiques” ouvrent également des portes.
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