Vous avez goûté à la prépa et décidément, ce n’est pas votre voie. Vous décidez alors, librement ou non, de quitter l’aventure.
Pas de panique, quelle que soit la durée de votre expérience de préparationnaire, le jeu des équivalences vous est favorable. Plusieurs portes s’ouvrent à vous et beaucoup peuvent constituer un chemin détourné pour finalement, revenir vers les grandes écoles.
Quand on s’engage dans une classe préparatoire, une inscription cumulative à l’université constitue un vrai filet de sécurité. Pensez-y dès la formulation de vos vœux sur le site www.admission-postbac.fr, ou dès le printemps si vous êtes en première ou seconde année de prépas.
Ensuite, il vous faudra satisfaire à l’inscription administrative en septembre, pour valider votre place. A moins que votre établissement ne s’en charge automatiquement. N’oubliez pas de poser la question à la scolarité de votre lycée. Un choix intéressant depuis que les passerelles universitaires ont été sécurisées grâce à l’intégration des CPGE dans le système LMD. (Voir l’article de e-orientations : Les CPGE lancent un pont vers l’université).
Un retour vers une grande école reste toujours envisageable par le biais des admissions parallèles et des passerelles à l’issue de la L2, L3 ou même pendant le parcours de Master.
Prudence, cette option risque de ne pas être la plus aisée à mettre en œuvre, les filières courtes, très prisées, affichant souvent complet. Toutefois, votre classe préparatoire a peut-être des accords avec les STS ou IUT de votre ville, voire de votre région. Elle peut alors vous accompagner dans votre démarche. Sinon, armez-vous de patience pour contacter les établissements qui vous intéressent et débusquer les places disponibles.
A l’issue de vos deux ans de CPGE, plusieurs IUT proposent une “année spéciale“ qui concentre le programme de DUT sur un an.
A noter, quelques établissements, privés ou publics, ont pris en considération la problématique de la réorientation en cours d’année et propose des rentrées décalées (janvier à mars) pour les BTS et DUT. Autre solution lors d’un abandon à quelques semaines de la rentrée : l’alternance. Les inscriptions sont officiellement ouvertes jusqu’en novembre… à condition d’avoir trouvé son entreprise au préalable.
Un peu plus long, ce chemin peut néanmoins vous mettre de nouveau sur les rails des grandes écoles. Les écoles d’ingénieurs ou de commerce réserve plusieurs centaines de places aux diplômés des filières courtes. L’admission se fait soit sur titre, pour les DUT généralement, soit sur concours spécifique (B, C, etc…) les sortant d’une prépa ATS (formation post-BTS d’un an et permettant de prétendre aux écoles d’ingénieurs).
Et pourquoi pas rejoindre une école tout de suite. Les écoles de commerce ou d’ingénieurs post-bac ont aussi prouvé leur valeur et conviennent très bien aux esprits pragmatiques déroutés par la dominante théorique des classes préparatoires.
Le programme de ces écoles post-bac offre ainsi une immersion professionnelle très rapide grâce aux stages et aux enseignements pratiques dispensés dès la première année.
En cours d’année, vous pouvez toujours essayer de contacter les établissements qui possèdent encore des places vacantes, ou tentez votre chance auprès des quelques établissements qui proposent une rentrée décalée en janvier, février ou mars. Après un bac+1 (validé), l’intégration se fait sur concours ou dossier (le niveau d’entrée, en première ou seconde année, se décide alors au vu de vos résultats scolaires).
Découvrez les écoles qui recrutent en cliquant ici.
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