International

Pour peu, on penserait que la planète n’en finit plus de rétrécir tant téléphoner en visioconférence au Japon ou passer d’un continent à l’autre en quelques heures est devenu monnaie courante. Les entreprises suivent le mouvement, impatientes de rencontrer les milliards de clients potentiels de ce nouveau monde !

Auparavant, le profil des acteurs du secteur international était clairement défini : d’irréductibles globe-trotters qui enchaînaient des missions aux quatre coins du globe. Aujourd’hui, les frontières deviennent floues car la mondialisation des échanges crée de nouveaux besoins. “61 % de nos offres d’emplois comportent une dimension internationale, confirme Marie-Christine Portut, responsable des relations internationales pour l’Apec.

Et ces opportunités concernent toutes les fonctions dans des entreprises ou institutions très diverses : des multinationales, des ONG mais également des PMI-PME positionnées sur un secteur technologique de pointe. Toutefois, la part des expatriations de longue durée a diminué. Désormais, les cadres partent pour deux ou trois ans seulement. On dénombre également beaucoup de fonctions simplement tournées vers l’étranger : l’export, les achats… L’international est devenu une composante comme une autre du quotidien.”

Contrairement aux croyances populaires, les jeunes diplômés sont les bienvenus pour endosser ces fonctions et près de la moitié des postes leur sont ouverts. Dans ce secteur, les recruteurs privilégient les compétences, techniques, commerciales, scientifiques… et la question de la connaissance du pays ou de la culture tend à passer au second plan. Les jeunes fraîchement formés et à la pointe de la technologie marquent ainsi des points précieux sur leurs aînés. Autre piste pour les moins de 28 ans issus de tous les secteurs d’activité et en mal d’ailleurs : les missions de Volontariat international en entreprise (VIE).

Formations sans frontières

Une dimension biculturelle constitue un atout indéniable pour s’insérer dans ce secteur. Le problème : tout le monde le sait… et se forme en conséquence. Une grande partie des cursus de formation offrent désormais l’opportunité de réaliser un stage ou une année de formation à l’étranger. Cette expérience est même devenue un passage quasiment obligé pour les futurs managers ou ingénieurs.

De ce fait, le savoir-faire technique revient sur le devant de la scène et permet aujourd’hui de sélectionner des candidats à la gémellité scolaire trop frappante. Le must ? Miser sur un haut niveau d’étude ou un secteur très pointu. Côté communication, l’anglais, langue internationale par excellence, reste incontournable. D’ailleurs, il ne constitue plus un critère de sélection mais bien une compétence à maîtriser au même titre que les logiciels de traitement de texte par exemple.

Pour vous démarquer, pariez sur des langues porteuses plus originales telles l’espagnol pour l’Amérique latine, le chinois mandarin pour l’Orient ou encore l’arabe.

Chiffres clés

2 500, nombre de jeunes participant au programme de Volontariat international en entreprise (VIE) en 2005 (Source : Apec)
6 %, croissance du volume des exportations et de la production mondiale de marchandises en 2005 (Source : OMC)
192, nombre de pays accueillant une ambassade ou un consulat français

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