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Mon Campus Les bons plans de la vie étudiante

Évaluer la nature des difficultés

“Attention à ne pas confondre échec et difficulté scolaire, met en garde Jeanne Siaud-Facchin, psychologue. Il est normal d’être en difficulté, cela fait partie de l’apprentissage, et permet de mobiliser ses ressources pour dépasser des obstacles.” Dès lors, vers quels repères s’orienter ?

Demandez-vous d’abord de quand datent ces problèmes. Plus ils sont anciens, plus vous privilégierez un soutien régulier. S’il s’agit d’un besoin ponctuel, vous pourrez faire l’impasse sur les formules de travail intensives. L’importance de ces obstacles s’évalue également en fonction du nombre de matières concernées. Le problème porte-t-il sur une matière ou plusieurs ? Ces disciplines sont-elles liées entre elles par l’expression écrite ou un raisonnement scientifique?

Relisez soigneusement les bulletins et observations. Analysez la moyenne en la comparant avec celle de la classe. Si la moyenne est particulièrement faible et que les appréciations soulignent d’importants problèmes, il faudra vous orienter vers un soutien régulier.

La moyenne générale est satisfaisante ? Un soutien n’est alors pas nécessaire, sauf pour revoir un point précis ou “bachoter”. Des études démontrent que les cours de soutien profitent le plus aux meilleurs élèves qui voient là une possibilité de gagner en performance.

Pléthore de solutions

Vous décidez de vous tourner vers le soutien ? Reste à déterminer sous quelle forme : prof, dans le cadre d’un organisme ou non, étudiant, sessions intensives…

Si vous optez pour un organisme privé, intéressez-vous à son mode de recrutement comme à ses normes “qualité”. Soumis à un processus de sélection, d’évaluation et de suivi des professeurs, certains d’entre eux sont certifiés norme ISO 9001, garantie du contrôle de l’AFAQ-AFNOR. Renseignez-vous également sur les méthodes pédagogiques et la formation des professeurs car un diplôme seul ne garantit pas des qualités d’écoute, de compréhension et d’éducation… malheureusement !

Pensez également aux nombreuses associations d’accompagnateurs scolaires (maisons de quartier, associations d’étudiants, centres sociaux, FOL…) fondées sur le partage et le bénévolat. Il n’est pas rare d’y rencontrer des élèves en difficulté aidant spontanément leurs comparses ! Cette formule gratuite rompt l’isolement de l’enfant mais comprend également ses limites puisqu’elle n’intègre pas que des pédagogues professionnels.

Bien choisir l’intervenant

Vous préférez avoir recours à un intervenant indépendant ? Professeurs en activité ou à la retraite et étudiants proposent leurs services. L’avantage d’un recrutement direct tient à votre liberté de choix… qui peut ne pas en être une ! Si vous optez pour un professeur dit “diplômé”, veillez à ce qu’il soit titulaire d’un diplôme de niveau bac+3 minimum (licence) et qu’il ait suivi une formation au sein des IUFM. Si ce professeur est recruté par un organisme, son sérieux et ses qualités pédagogiques auront été évaluées lors de ses différentes étapes de recrutement. De manière générale, un professeur apporte une double expertise : dans sa matière (ses diplômes en attestent) et dans sa pratique de l’enseignement. Il sait s’adapter à différents niveaux et profils, connaît les référentiels et les impératifs des examens.

Porter son choix sur un étudiant s’avère également judicieux car ce type d’intervenant instaure souvent une relation de ”grand frère“ très positive. Notons que des organismes spécifiques proposent les services d’étudiants, mais que la petite annonce sauvage est aussi une piste à ne pas négliger.

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