À la pointe de la technologie, le secteur du transport et de la logistique s’inscrit dans la rapidité et la stratégie. Pour maintenir cette cadence effrénée malgré les nombreux départs en retraite, les entreprises misent désormais sur les jeunes diplômés. Attention : embauches maximum !
RFID, EDI, ECR… Non, il ne s’agit pas du nom des futures consoles de jeux à la mode mais des TIC (Technologies de l’information et de la communication) adoptées quotidiennement par tous les professionnels de la logistique et des transports. Grâce à ces outils, les colis sont suivis à la trace, les stocks gérés en direct et les commandes passées en un clic. Une révolution, oui, mais surtout une assistance précieuse face à un marché qui s’organise autour de flux toujours plus tendus.
"Les entreprises ont pris conscience de l’importance d’une organisation logistique efficace et fiable, explique Bernard Prolongeau, président du groupe AFT-IFTIM, l’un des principaux organismes de formation dans ce domaine. Mais en même temps, les contraintes, liées à la sécurité, aux réglementations et même au prix de l’essence les poussent à externaliser cette activité. Les prestataires spécialisés représentent la moitié des emplois du secteur, à savoir près de 600 000 personnes. Leurs effectifs en hausse depuis dix ans devraient progressivement se stabiliser. Les recrutements opérés dans les années à venir contribueront donc à remplacer les départs en retraite massifs occasionnés par le papy-boom."
Les embauches se pratiqueront ainsi à tous les niveaux de formation et dans une large palette de métiers : conducteurs de véhicules, ouvriers de manutention, préparateurs de commandes, gestionnaires de plate-forme et, nouveauté remarquable, cadres chargés de la mise en place des stratégies logistiques de demain.
Du CAP au mastère spécialisé, de nombreuses filières répondent aux besoins des entreprises. Les formations qualifiantes telles le TP Cariste d’entrepôt ou Préparateur de commande, le CAP Agent d’entreposage et de messagerie, les BEP-Bac pro Logistique permettent d’accéder facilement aux postes de magasinier ou de préparateur de commande. Les techniciens et les agents de maîtrise sont, eux, recrutés au niveau bac+2 : BTS Transports, DUT Logistique et transports et autres TSMEL (Technicien supérieur en méthodes et exploitation logistique).
Enfin, les écoles d’ingénieurs, écoles spécialisées et universités forment les cadres de niveau bac+5. “Devant les besoins du secteur, la logistique devient une notion à la mode, précise Bernard Prolongeau. Avant de choisir son cursus, je conseille vivement aux jeunes de s’assurer que la filière visée n’est pas trop théorique. Les recruteurs attachent beaucoup d’importance à la professionnalisation des formations. Un diplômé qui valide des stages, voire un programme préparé en alternance, détient de précieux atouts en main.”
La maîtrise des langues et des nouvelles technologies reste également une condition sine qua non pour se lancer dans un métier du secteur car la formation continue et la promotion sociale ouvrent de réelles perspectives d’évolution sur le plan international, à condition de ne pas avoir fait l'impasse sur les langues.
8 % à 12 %, proportion du chiffre d’affaires des entreprises consacré à la logistique (Source : TL & A Consulting)
1 200 000, nombre de personnes employées à des fonctions transport ou logistique (Source : AFT-IFTIM)
36 000, nombre de communes desservies par un service de transport de voyageurs
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